La perturbation du détroit d’Ormuz a retiré environ 10 à 13 millions de barils par jour de l’offre mondiale, l’une des plus fortes crises d’approvisionnement de l’histoire moderne.[19] Les producteurs du Golfe ont interrompu environ 10,5 millions de barils par jour en avril, avec un pic attendu autour de 10,8 millio...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How is the ongoing U.S.–Iran conflict and disruption of the Strait of Hormuz expected to impact global oil supply and prices through 2026, i. Article summary: The conflict and Hormuz disruption are expected to keep the oil market tight well into 2026, with shortages likely worst around Q2 2026 and prices staying elevated even after physical flows start to recover. Morningstar . Topic tags: general, general web, government. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "The Iran war is upending global energy markets and trade, and virtually halting traffic in the Strait of Hormuz. Oil prices jumped Wednesday" source context "Attack on key Iran gas field marks escalation of conflict, lifting global oil prices by 5% | Morningstar" Reference image 2: visual subject "The Iran war is upe
Les marchés pétroliers mondiaux traversent l’un des plus grands chocs d’approvisionnement de l’histoire récente. La guerre entre les États‑Unis et l’Iran a fortement perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite habituellement près d’un cinquième du pétrole consommé dans le monde.
Même si la situation militaire se stabilise dans les prochains mois, les analystes estiment que les effets de ce choc se feront sentir bien au‑delà de 2025 — probablement jusqu’en 2026, voire 2027.
Le détroit d’Ormuz relie les principaux producteurs du Golfe persique aux marchés mondiaux. Avant la crise, environ 20 millions de barils de pétrole et de produits raffinés par jour y transitaient.
Pendant le conflit, ces flux sont tombés à environ 3,8 millions de barils par jour, une chute brutale que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qualifie de plus grande perturbation de l’offre pétrolière jamais enregistrée.
Cette paralysie logistique a obligé plusieurs grands producteurs du Moyen‑Orient à réduire fortement leur production. Selon les estimations reprises par les analystes et l’Energy Information Administration (EIA) américaine, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn ont collectivement interrompu environ 10,5 millions de barils par jour en avril, avec un pic proche de 10,8 millions de barils par jour attendu en mai.
À titre de comparaison, la consommation mondiale de pétrole tourne autour de 100 millions de barils par jour. La perte d’une telle capacité représente donc un choc massif pour l’équilibre du marché.
La contraction de l’offre s’est produite très rapidement après l’escalade du conflit. En revanche, la normalisation du marché pourrait prendre beaucoup plus de temps.
Selon Morningstar DBRS, le déficit mondial de pétrole devrait atteindre son pic au deuxième trimestre 2026, dans un scénario où les tensions s’apaiseraient et où le trafic maritime commencerait à reprendre durant l’été.
Plusieurs mécanismes expliquent ce décalage :
Selon l’EIA, il pourrait ainsi falloir jusqu’à fin 2026, voire début 2027, pour que les flux commerciaux et les niveaux de production reviennent pleinement aux niveaux d’avant‑crise.
Face à cette tension persistante sur l’offre, plusieurs institutions financières ont relevé leurs prévisions de prix pour 2026.
Morningstar DBRS anticipe désormais un prix moyen du Brent d’environ 80 dollars le baril en 2026, scénario de base intégrant une pénurie durable mais progressive.
D’autres banques envisagent des niveaux plus élevés :
Dans les scénarios les plus tendus — par exemple si les exportations restent fortement limitées pendant l’été — certaines estimations évoquent même 130 à 150 dollars le baril temporairement.
Même si l’offre physique commence à se rétablir, les prix pourraient rester élevés à cause d’une prime de risque géopolitique.
L’EIA souligne que l’incertitude liée aux perturbations dans le détroit d’Ormuz pousse les traders à intégrer un risque supplémentaire dans les prix du pétrole.
Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a également averti que la normalisation complète du marché pourrait être repoussée jusqu’en 2027 si les perturbations durent plus longtemps que prévu.
Dans les crises pétrolières, un facteur finit souvent par stabiliser le marché : la baisse de la demande.
Des prix élevés incitent entreprises et ménages à réduire leur consommation. Certaines analyses montrent déjà que les coûts énergétiques élevés entraînent un phénomène de “destruction de la demande”, avec des raffineries et des industries qui réduisent leurs achats.
Dans plusieurs pays, les gouvernements étudient également des mesures d’urgence pour limiter la consommation : campagnes d’économie d’énergie, politiques de transport ou même rationnement du carburant dans les cas les plus extrêmes.
Pour les consommateurs, l’impact immédiat est clair : des carburants plus chers.
Lorsque le prix du pétrole brut augmente et que l’offre de produits raffinés se resserre, les raffineries répercutent leurs coûts plus élevés sur l’essence et le diesel. Dans plusieurs régions, les prix à la pompe ont déjà fortement augmenté à l’approche de la saison estivale dans l’hémisphère Nord.
À plus long terme, ces prix élevés peuvent justement contribuer à ralentir la consommation et aider le marché à se rééquilibrer — mais ce processus prend généralement plusieurs mois.
En définitive, tout dépendra d’une question centrale : combien de temps le trafic dans le détroit d’Ormuz restera perturbé.
Si les exportations reprennent rapidement, les stocks pourront se reconstituer et la production redémarrer progressivement. En revanche, si les perturbations persistent ou si les infrastructures pétrolières sont durablement endommagées, le marché pourrait rester sous tension — avec des prix élevés — jusqu’en 2027.
Pour l’instant, la plupart des analystes s’accordent sur un point : la combinaison d’arrêts de production dans le Golfe, de perturbations maritimes et de tensions géopolitiques a profondément resserré l’équilibre du marché pétrolier mondial, faisant de 2026 l’une des années les plus incertaines pour les prix de l’énergie depuis des décennies.
Studio Global AI
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La perturbation du détroit d’Ormuz a retiré environ 10 à 13 millions de barils par jour de l’offre mondiale, l’une des plus fortes crises d’approvisionnement de l’histoire moderne.[19]
La perturbation du détroit d’Ormuz a retiré environ 10 à 13 millions de barils par jour de l’offre mondiale, l’une des plus fortes crises d’approvisionnement de l’histoire moderne.[19] Les producteurs du Golfe ont interrompu environ 10,5 millions de barils par jour en avril, avec un pic attendu autour de 10,8 millions de barils par jour en mai.[12][15]
Les banques et analystes anticipent un Brent élevé en 2026 — souvent entre 80 et 100 dollars le baril — avec des scénarios extrêmes pouvant dépasser 130 dollars si la crise se prolonge.[2][22][23]