La directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) élargit considérablement les obligations de transparence sur la durabilité pour les entreprises opérant dans l’Union européenne. Les premières sociétés concernées appliquent déjà ces règles pour l’exercice 2024, avec publication des rapports en 2025.
Les entreprises de la vague 2, qui entrent plus tard dans le périmètre, devraient publier leurs premiers rapports en 2028, après un report réglementaire de deux ans par rapport au calendrier initial.
Le reporting CSRD doit suivre les European Sustainability Reporting Standards (ESRS) et s’appuie sur le principe clé de double matérialité. Les entreprises doivent donc analyser simultanément :
Cette approche impose aux organisations de disposer de systèmes capables d’identifier en continu les risques ESG, de suivre l’évolution réglementaire et de conserver des preuves exploitables pour les audits et les rapports officiels.
Avec cette mise à jour, Datamaran affirme vouloir aider les entreprises à identifier, prioriser et surveiller en continu les risques et opportunités ESG externes pertinents pour la gouvernance et la stratégie.
L’objectif est de combler un écart longtemps observé entre les équipes de reporting durable et les processus de décision stratégique. En intégrant les sujets non financiers dans la gestion des risques et la planification stratégique, la plateforme transforme le reporting ESG en un système de veille et d’analyse permanent.
Parmi les principales nouveautés :
Au lieu d’un reporting annuel ponctuel, l’outil vise ainsi à soutenir un suivi continu des risques ESG et une documentation prête pour les audits.
L’une des nouveautés majeures est la fonctionnalité Stakeholder Intelligence, conçue pour analyser et intégrer les perspectives d’acteurs externes — investisseurs, régulateurs, ONG ou société civile — dans l’évaluation des priorités ESG.
Dans les cadres réglementaires actuels, les entreprises doivent être capables de démontrer comment elles ont identifié leurs risques et enjeux ESG. L’intégration structurée des points de vue des parties prenantes permet donc de renforcer la crédibilité des analyses et la traçabilité des décisions de gouvernance.
La plateforme étend également son module de double matérialité, élément central du CSRD.
Ce principe implique d’évaluer deux dimensions :
Les améliorations apportées par Datamaran visent à relier directement ces analyses aux processus de gouvernance et aux obligations de reporting, tout en conservant une piste d’audit claire pour les régulateurs et les parties prenantes.
Une autre évolution majeure concerne la surveillance permanente des signaux externes liés aux risques ESG.
La plateforme analyse diverses sources d’information — évolutions réglementaires, publications d’entreprises comparables, dynamiques des chaînes d’approvisionnement — afin d’identifier les tendances émergentes. Les modèles d’IA génèrent ensuite des recommandations destinées à aider les entreprises à anticiper les risques et à les intégrer plus tôt dans leur gestion globale des risques.
Cette logique reflète une réalité croissante : les risques ESG évoluent rapidement, qu’il s’agisse de politiques climatiques, de controverses sociales ou de perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, ce qui exige une supervision plus active au niveau de la direction et du conseil d’administration.
La plateforme Core mise à jour intègre également des workflows compatibles avec plusieurs référentiels de reporting majeurs :
Cette compatibilité vise à aider les entreprises multinationales à gérer des obligations de divulgation parfois différentes selon les juridictions.
Cette évolution du produit intervient après la levée de 33 millions de dollars en Série C annoncée en septembre 2024 et menée par Morgan Stanley Expansion Capital.
Selon l’entreprise, ce financement doit soutenir l’expansion aux États‑Unis et en Europe et accélérer le développement de capacités d’IA générative appliquées à l’analyse des risques ESG.
Les améliorations récentes de la plateforme s’inscrivent dans cette stratégie : renforcer les capacités d’analyse basées sur l’IA et positionner la solution non plus seulement comme un outil de reporting, mais comme une infrastructure de gouvernance ESG pour les entreprises.
La plupart des informations sur ces nouvelles fonctionnalités proviennent d’annonces de l’entreprise et de leur reprise par des médias spécialisés. Les comparaisons indépendantes entre Datamaran et d’autres plateformes d’analyse ESG restent limitées à ce stade.
Néanmoins, cette mise à jour illustre une tendance plus large : à mesure que des réglementations comme le CSRD se généralisent, les entreprises adoptent de plus en plus des systèmes pilotés par l’IA pour surveiller en continu les risques ESG et intégrer la durabilité directement dans la gouvernance et la stratégie d’entreprise.