Ce rythme récent rejoint un rapport tiers de mai 2026 selon lequel Bitmine achetait environ 100 000 ETH par semaine. Pour les calculs, les instantanés publiés par l’entreprise restent toutefois la base la plus solide, car ils donnent les volumes détenus à des dates précises.
Aucune date officielle de fin de course n’apparaît dans les mises à jour de l’entreprise citées ici. Tout dépend du rythme retenu.
Au niveau publié du 3 mai, Bitmine devait encore acquérir environ 855 000 ETH pour atteindre 5 % de l’offre totale de 120,7 millions d’ETH. Si elle maintenait un rythme proche de 100 000 ETH par semaine, l’objectif serait théoriquement à huit à neuf semaines de distance. En revenant à la moyenne plus large observée entre fin décembre et début mai, autour de 59 000 ETH par semaine, il faudrait plutôt 14 à 15 semaines.
Un rapport tiers indique aussi que le président Tom Lee aurait évoqué la possibilité d’atteindre l’objectif en environ six semaines au rythme alors observé, tout en envisageant un ralentissement des achats à mesure que Bitmine se rapproche des 5 %. Cette indication doit être lue comme un commentaire rapporté sur le rythme d’achat, pas comme une échéance officielle donnée par la société. Les publications de Bitmine ne fixent pas, à elles seules, de date ferme.
L’« Alchemy of 5% » désigne l’ambition affichée par Bitmine : accumuler 5 % de l’offre totale d’ETH. La société présente régulièrement son avancée en pourcentage de l’offre et en pourcentage de l’objectif final.
Elle était à 3,41 % de l’offre fin décembre 2025, puis à 3,86 % et à plus de 77 % du chemin vers l’objectif en mars 2026.
Un document déposé en avril faisait état de 3,98 % de l’offre et de plus de 79 % du chemin parcouru,
avant le passage à plus de 4,21 % et 84 % au 26 avril.
La mise à jour du 3 mai porte la position à plus de 4,29 % de l’offre. Même si l’extrait disponible ne donne pas un nouveau pourcentage de progression vers les 5 %, les mêmes hypothèses d’offre totale impliquent environ 86 % du chemin parcouru.
L’autre pilier de la stratégie est le staking. Dans Ethereum, le staking consiste à immobiliser des ETH pour participer à la validation du réseau et recevoir des récompenses, avec des performances qui dépendent notamment des règles du réseau et de l’efficacité des validateurs.
La dernière donnée de staking disponible dans les sources fournies fait état de 3 701 589 ETH stakés au 26 avril 2026, valorisés 8,8 milliards de dollars sur la base de 2 369 dollars par ETH. Cela représentait environ 73 % des 5 078 386 ETH détenus par Bitmine à cette date.
Le programme a monté en puissance avec la trésorerie. En mars, un document SEC mentionnait 3 142 643 ETH stakés, valorisés 6,5 milliards de dollars à 2 072 dollars par ETH, alors que les avoirs totaux en ETH atteignaient 4,661 millions. Une mise à jour d’avril indiquait ensuite 3 334 637 ETH stakés, au moment où la position totale atteignait 4,803 millions d’ETH.
Bitmine décrit MAVAN, pour Made in America VAlidator Network, comme une destination de staking Ethereum destinée à BMNR et aux investisseurs institutionnels, avec un accent mis sur la sécurité, la performance et la résilience.
La réponse la plus prudente est simple : les communiqués et documents d’entreprise disponibles ici donnent des volumes d’ETH stakés et leur valeur en dollars, mais pas une ligne de prévision officielle claire sur les revenus MAVAN.
Des estimations existent toutefois dans des rapports tiers. L’un d’eux indique que 3,7 millions d’ETH en staking généraient près de 264 millions de dollars de rendement annualisé. Un autre rapport affirme qu’environ 85 % des ETH de Bitmine étaient stakés et produisaient plus de 300 millions de dollars de revenus annualisés de staking.
Un commentaire antérieur sur la stratégie complète des 5 % évoquait un objectif proche de 6 millions d’ETH et plus de 374 millions de dollars de frais annuels de staking via MAVAN.
Ces chiffres doivent être traités comme des estimations ou des commentaires rapportés, et non comme une guidance vérifiée issue des publications d’entreprise citées ici. Ils peuvent évoluer avec le prix de l’ETH, le volume effectivement staké, la performance des validateurs, l’économie du staking sur Ethereum et les frais ou coûts associés à MAVAN.
Bitmine ne se limite pas à l’accumulation d’ETH. Dans un document SEC d’avril, la société indique que son conseil d’administration a approuvé à l’unanimité l’extension de son programme de rachat d’actions 2025, faisant passer l’autorisation totale de 1,0 milliard à 4,0 milliards de dollars.
Ce point compte : à l’approche de l’objectif des 5 %, le capital peut devenir un sujet aussi important que l’accumulation elle-même. Des rapports tiers indiquent que Tom Lee a évoqué la possibilité de ralentir les achats d’ETH et de porter davantage l’attention sur le staking, les rachats d’actions ou d’autres opportunités crypto.
La nuance est essentielle. Une autorisation de rachat n’est pas un rachat déjà exécuté. Et les mises à jour disponibles ne disent pas précisément comment Bitmine répartira à l’avenir son capital entre achats d’ETH, infrastructure de staking, trésorerie, rachats d’actions et investissements « moonshots ».
Le bilan comprend déjà autre chose que de l’ETH. La mise à jour du 26 avril mentionnait 200 bitcoins, une participation de 200 millions de dollars dans Beast Industries, une participation de 91 millions de dollars dans Eightco Holdings et 940 millions de dollars de cash, en plus des 5 078 386 ETH. Le 3 mai, Bitmine déclarait ensuite 13,1 milliards de dollars d’avoirs combinés en crypto, cash et « moonshots », dont 5,18 millions d’ETH et 700 millions de dollars de cash.
Bitmine est proche d’un basculement : son histoire Ethereum passe progressivement d’un récit d’accumulation à un test d’exécution. La dernière mise à jour citée place sa position à 5,18 millions d’ETH, soit plus de 4,29 % de l’offre et environ 86 % du chemin vers les 5 %.
La prochaine phase sera probablement jugée sur trois fronts : la poursuite ou non des achats d’ETH au rythme récent, la capacité à transformer cette réserve en rendement via MAVAN, et la part du capital dirigée vers le programme de rachats d’actions porté à 4,0 milliards de dollars ou vers d’autres actifs.