| Confinement encadré : Claude Mythos Preview a été jugé assez sensible pour que l’accès public soit délibérément restreint |
La position d’OpenAI n’est pas celle d’un accès public. Son modèle orienté cybersécurité est réservé à des utilisateurs approuvés, et les défenseurs qui y accèdent doivent être vérifiés et validés dans le cadre du programme Trusted Access for Cyber .
Mais à l’intérieur de ce cadre, OpenAI adopte l’approche la plus ouverte des deux. Des informations publiques indiquent que l’entreprise élargit l’accès à ses modèles d’IA avancés afin que les entreprises et les pouvoirs publics puissent renforcer leurs défenses cyber . Politico a rapporté que les utilisateurs approuvés pourront s’en servir pour trouver et corriger des vulnérabilités ainsi que pour analyser des logiciels malveillants, tandis qu’OpenAI affirme que des garde-fous doivent empêcher des utilisateurs non autorisés de l’exploiter pour mener des cyberattaques
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Euronews a également rapporté que le modèle de cyberdéfense d’OpenAI comporte moins de restrictions sur les questions liées à la cybersécurité lorsqu’il est utilisé par des professionnels vérifiés à des fins défensives légitimes . Autrement dit, OpenAI parie sur une idée simple : si les attaquants disposent d’outils de plus en plus puissants, les défenseurs de confiance doivent eux aussi pouvoir accéder à des capacités de pointe. Le portail reste fermé au grand public, mais le cercle visé est plus large.
Anthropic suit une ligne plus restrictive. Une publication hébergée sur la plateforme AI Alliance de l’UE indique qu’Anthropic a présenté Claude Mythos Preview le 14 avril 2026 comme un modèle de pointe doté de capacités de cybersécurité suffisamment importantes, selon l’évaluation du développeur, pour justifier une restriction délibérée de l’accès public .
L’accès passe par Project Glasswing, qui ouvre l’usage du modèle à un groupe fermé de partenaires d’infrastructures critiques, sur invitation, et non par un accès en libre-service . Cela ne signifie pas que personne hors d’Anthropic ne peut l’utiliser. Mais cela signifie que l’accès est organisé de manière plus étroite que la stratégie d’OpenAI, centrée sur des défenseurs et des utilisateurs gouvernementaux vérifiés.
Cette différence reflète deux philosophies de sécurité. Les informations disponibles présentent OpenAI comme l’acteur qui élargit l’accès pour aider les entreprises et les gouvernements à consolider leurs défenses, tandis qu’Anthropic défend l’idée qu’un contrôle plus strict de l’accès est le meilleur moyen d’améliorer la cybersécurité mondiale .
Pour l’Union européenne, la question n’est pas seulement de savoir qui peut utiliser ces modèles pour défendre un réseau. Elle est aussi de savoir qui peut les examiner, les auditer et mesurer les risques.
Le 17 avril 2026, la Commission européenne a déclaré qu’Anthropic discutait avec elle de différents modèles, y compris de ses modèles de cybersécurité, mais que ces modèles cyber n’étaient pas encore disponibles dans l’UE .
Quelques jours plus tard, une question écrite au Parlement européen a exprimé une inquiétude plus large : l’UE dispose-t-elle de la capacité technique nécessaire pour faire appliquer les règles qu’elle a adoptées ? Cette question relevait que les autorités britanniques auraient obtenu l’accès à Mythos et rapidement produit une évaluation technique, tandis que la Commission n’aurait, selon ce texte, ni accès à la technologie ni suffisamment d’experts pour évaluer les risques de cybersécurité des systèmes d’IA de pointe .
Il ne faut pas en conclure qu’OpenAI aurait accordé un accès général à l’UE : les sources citées ne l’établissent pas. La différence est plus précise. Le modèle d’accès d’OpenAI est construit autour d’un parcours de validation pour gouvernements et professionnels de la cyberdéfense, tandis que la disponibilité européenne des modèles cyber d’Anthropic était explicitement encore non résolue lorsque la Commission en a parlé .
Pour les agences européennes de cybersécurité et les opérateurs d’infrastructures critiques, l’approche d’OpenAI semble offrir une voie plus lisible : l’accès reste restreint, mais il est conçu pour des défenseurs approuvés et des utilisateurs gouvernementaux . Chez Anthropic, le passage est plus étroit : Project Glasswing fonctionne sur invitation, et la Commission a indiqué que les modèles cyber concernés n’étaient pas encore disponibles dans l’UE
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Pour les régulateurs, l’arbitrage est plus délicat. Un accès vérifié mais plus large peut aider les défenseurs à tester, corriger et analyser les menaces plus rapidement, à condition que les garde-fous contre les usages abusifs tiennent réellement . Une restriction plus forte peut limiter la diffusion de capacités sensibles, mais elle peut aussi laisser les autorités publiques dépendantes de négociations ou d’évaluations extérieures au moment même où elles doivent comprendre les risques des modèles de pointe
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En clair : OpenAI avance vers un accès défensif contrôlé mais plus large ; Anthropic privilégie un contrôle plus serré, sur invitation. Pour l’UE, le point immédiat est que les modèles de cybersécurité d’Anthropic n’étaient pas encore disponibles dans le bloc, tandis que l’approche rapportée d’OpenAI ouvre une voie d’accès vérifiée plutôt qu’un lancement public .