Deux pistes se chevauchent donc : une première exposition liée à des rongeurs au cours du voyage, puis d’éventuelles contaminations secondaires entre personnes en contact étroit. À ce stade, les informations publiques ne confirment ni l’exposition de départ, ni la part éventuelle de transmission interhumaine dans le cluster .
L’Organisation mondiale de la santé, ou OMS, a été informée le 2 mai 2026 d’un groupe de cas de maladie respiratoire sévère parmi les personnes à bord d’un navire transportant 147 passagers et membres d’équipage . Au 4 mai, l’OMS avait recensé sept cas : deux infections à hantavirus confirmées en laboratoire et cinq cas suspects, avec trois décès, un patient en état critique et trois personnes présentant des symptômes légers
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Selon l’OMS, les premiers symptômes étaient apparus entre le 6 et le 28 avril 2026. Ils comprenaient de la fièvre, des symptômes digestifs, puis une progression rapide vers une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc .
Le décompte a ensuite changé au fil des tests et de la classification des cas. Des informations ultérieures ont indiqué que l’OMS avait identifié huit cas liés au navire ; Johns Hopkins Hub a rapporté que cinq des huit cas suspects avaient été confirmés comme des hantavirus, avec le virus Andes identifié comme souche en cause . MedicalXpress a également rapporté qu’un huitième cas avait été confirmé le 6 mai
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Ces chiffres doivent donc être lus comme une chronologie : l’avis initial de l’OMS documentait sept cas au 4 mai, tandis que les rapports publiés ensuite décrivaient huit cas liés ou suspects et davantage de confirmations en laboratoire .
La plupart des enquêtes sur les hantavirus se concentrent sur l’environnement : lieux contaminés, rongeurs infectés, exposition à des poussières ou matières souillées. Le virus Andes ajoute une inquiétude supplémentaire, car une transmission limitée entre humains a déjà été décrite .
Cela ne veut pas dire que l’épisode soit comparable au COVID-19. Des informations liées à l’ONU, reprenant l’évaluation de l’OMS, indiquent que le risque global pour la santé publique mondiale est faible et qu’il ne s’agit pas du début d’une nouvelle pandémie de COVID .
Le problème est plus ciblé, mais sérieux : un navire de croisière relie des passagers, un équipage, des ports d’escale et des pays de retour. Un petit cluster peut donc devenir un casse-tête de suivi international. L’ONU à Genève a décrit une réponse majeure de santé publique impliquant des pays d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine . Africa CDC — les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies — a indiqué surveiller un cluster multinational associé au MV Hondius, décrit comme parti d’Ushuaia, en Argentine, le 20 mars 2026, en direction des Canaries via le Cap-Vert
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La riposte vise d’abord à confirmer les cas, soigner les patients, retrouver les voyageurs exposés et organiser les mouvements du navire.
La principale zone d’ombre reste le lieu et les circonstances de la première infection. Les rapports publics indiquent que l’origine exacte des cas était toujours en cours d’investigation . Il reste aussi à déterminer si certaines infections ultérieures, s’il y en a eu, proviennent d’une transmission lors de contacts étroits plutôt que d’une exposition au même environnement contaminé
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D’autres cas pourraient encore être identifiés : MedicalXpress a rapporté que, dans ce contexte, la période d’incubation de la maladie peut aller d’une à huit semaines . Pour l’instant, le message de santé publique est donc nuancé : l’épidémie a été mortelle pour les personnes touchées et complexe pour les autorités, mais les informations liées à l’OMS indiquent que le risque mondial plus large reste faible
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