Selon les analyses de sécurité, un attaquant a obtenu l’accès à une clé privée administrateur liée au déploiement du protocole sur Monad. Grâce à ce privilège, il a pu frapper environ 1 000 eBTC, évalués à environ 76,7 millions de dollars au moment des faits.
Point important : il ne s’agissait pas d’un bug dans le smart contract principal, mais d’un problème opérationnel lié à la gestion des accès administrateurs.
Une fois les eBTC créés, l’attaquant a appliqué une stratégie DeFi classique : utiliser des actifs fictifs comme collatéral pour emprunter des actifs réels.
Le processus s’est déroulé ainsi :
Comme la liquidité autour de l’eBTC était limitée, l’attaquant n’a pas pu transformer l’ensemble des tokens frappés en actifs réels avant la détection de l’attaque.
Le chiffre de 76,7 M$ correspond à la valeur théorique des 1 000 eBTC créés, et non à la valeur réellement volée.
Après l’attaque :
Une fois la situation stabilisée, l’équipe d’Echo Protocol a brûlé ces 955 eBTC, empêchant toute utilisation future comme collatéral ou toute tentative de vente.
Plusieurs protocoles de l’écosystème Monad ont réagi rapidement pour limiter les dégâts.
Echo Protocol
Curvance
Les équipes ont également précisé que la blockchain Monad elle‑même n’avait pas été compromise : l’incident concernait uniquement l’application Echo Protocol déployée sur le réseau.
Les enquêteurs ont identifié plusieurs faiblesses de gouvernance et d’infrastructure :
Une fois la clé compromise, l’attaquant disposait en pratique des mêmes pouvoirs qu’un administrateur du protocole.
L’incident Echo illustre une tendance plus large observée dans la sécurité DeFi en 2026 : les pertes proviennent souvent de clés privées compromises ou de failles de gouvernance, plutôt que de bugs dans les smart contracts.
Dans ces cas‑là, le code fonctionne exactement comme prévu — mais la personne contrôlant la clé privilégiée peut agir comme si elle était l’équipe du protocole.
L’exploit d’Echo Protocol montre que l’accès administrateur peut être plus dangereux qu’une vulnérabilité de code.
Même si des dizaines de millions de dollars de faux actifs ont été créés temporairement, la réaction rapide des protocoles concernés a limité la perte réelle à moins d’un million de dollars. Pour les développeurs DeFi, la leçon est claire : la sécurité des clés et la gouvernance du protocole sont aussi cruciales que l’audit des smart contracts.