ASML vise désormais 43 à 45 milliards d’euros de ventes en 2026, après 9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 2,9 milliards d’euros de bénéfice net au deuxième trimestre. Le scénario favorable repose sur la demande persistante liée à l’IA, une capacité EUV largement réservée pour 2027 et une hausse de produc...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How should investors assess ASML Holding’s stock given that the company raised its 2026 sales guidance twice—from an initial €34 billion–€39. Article summary: ASML remains a high-quality long-term semiconductor-equipment franchise, but at roughly 54× earnings after a sharp run-up, it is better viewed as a “hold/accumulate on weakness” than a low-risk entry. The upgraded outloo. Topic tags: general, news, general web, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
Les derniers résultats d’ASML confirment le rôle stratégique du groupe néerlandais dans la fabrication des semi-conducteurs les plus avancés. Au deuxième trimestre, ses ventes nettes ont atteint 9,3 milliards d’euros et son bénéfice net 2,9 milliards d’euros. La direction prévoit désormais un chiffre d’affaires 2026 compris entre 43 et 45 milliards d’euros, avec une marge brute de 54 à 56 %.
Ce relèvement constitue un signal opérationnel puissant, mais ne transforme pas l’action en placement sans risque. Après une forte progression du cours, les fournisseurs de données de marché situent les multiples de bénéfices d’ASML autour de 48 à 56 fois les résultats, selon la méthode de calcul retenue. La question centrale est donc la suivante : la croissance à venir justifie-t-elle encore cette prime ?
La nouvelle prévision est nettement supérieure à la précédente fourchette de 36 à 40 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du deuxième trimestre a également dépassé le haut de la prévision de l’entreprise, notamment grâce à des revenus de gestion et de maintenance du parc installé plus élevés que prévu.
Le point important ne se limite pas au dépassement d’un trimestre. Il traduit une meilleure visibilité de la demande dans la logique avancée et la mémoire, alors que les clients continuent d’investir dans des capacités destinées notamment aux puces liées à l’intelligence artificielle.
Cela soutient une thèse favorable à long terme. Il faut néanmoins distinguer la demande exprimée par les clients du chiffre d’affaires effectivement comptabilisé. Les prévisions supposent que les commandes se transforment en systèmes fabriqués, livrés, acceptés par les clients puis reconnus dans les comptes.
ASML prévoit d’augmenter d’environ 30 % sa capacité de production de systèmes EUV Low-NA en 2027, par rapport à une base 2026 d’environ 65 machines. Le groupe étudie aussi une nouvelle hausse en 2028 et prévoit une progression comparable pour ses systèmes DUV à immersion.
Reuters a rapporté que la capacité d’ASML pourrait être entièrement réservée jusqu’à la fin de 2027. Plusieurs publications font également état de commandes importantes pour 2028, mais les éléments disponibles sont moins définitifs concernant une réservation complète de la capacité jusqu’à cette échéance.
Cette nuance est essentielle. Un carnet de commandes bien rempli confirme la demande, mais les investisseurs doivent encore surveiller :
L’extension des capacités peut réduire le risque qu’ASML devienne le principal goulot d’étranglement de la chaîne des puces d’IA. Elle augmente aussi le risque d’exécution si les fournisseurs, les effectifs ou les clients ne peuvent pas suivre le rythme prévu.
La technologie EUV High-NA représente une importante source de croissance à long terme. Son adoption ne sera toutefois pas synchronisée entre les fabricants de puces. Intel utilise déjà des outils High-NA d’ASML pour certaines puces Panther Lake, ce qui constitue un signe d’adoption commerciale. TSMC se montre en revanche plus prudent face à des machines dont le prix avoisinerait 400 millions de dollars et pourrait retarder leur déploiement à grande échelle.
Pour ASML, il s’agit d’abord d’un enjeu de calendrier, et non d’un échec de la technologie. Le High-NA pourrait élargir le marché adressable du groupe et accroître la valeur de ses futurs équipements de pointe. La contribution aux revenus dépendra toutefois des choix de procédés et des plans de production de chaque client.
Les indicateurs les plus convaincants seront donc les commandes fermes, les étapes d’installation et la confirmation d’une utilisation en volume. Le simple fait que des clients évaluent la technologie ne suffit pas encore à garantir des ventes récurrentes.
La qualité du modèle économique d’ASML explique en partie pourquoi le marché accepte un multiple élevé. Ses équipements sont indispensables à la production des puces les plus avancées, tandis que les perspectives actuelles font état d’une croissance des ventes et des marges.
Mais une valorisation élevée augmente mécaniquement le coût d’une déception. Avec un cours situé dans la zone des 1 700 dollars, les données de marché font apparaître un multiple de bénéfices élevé, dont le niveau exact varie selon le fournisseur et la base de résultats utilisée.
Le cours semble intégrer plusieurs hypothèses favorables à la fois : la poursuite des investissements dans l’IA, une forte utilisation des capacités, une extension de production réussie, des marges résistantes et une adoption croissante du High-NA.
Les objectifs des analystes restent globalement positifs, mais ils sont loin d’être homogènes. MarketBeat donne un objectif moyen de 1 970,33 dollars, tandis que d’autres fournisseurs affichent des moyennes de 2 199,51 et 2 195,39 dollars. Wells Fargo vise 2 500 dollars et JPMorgan 2 400 dollars.
Ces objectifs montrent que certains analystes voient encore un potentiel de hausse. Ils ne constituent pas pour autant une marge de sécurité. Il vaut mieux les considérer comme des estimations de scénarios que comme un substitut à une analyse de valorisation.
ASML doit également composer avec le durcissement des pressions américaines sur les exportations d’équipements pour semi-conducteurs vers la Chine. Reuters a identifié la politique chinoise comme un enjeu central pour le groupe, notamment pour les outils DUV et les services liés au parc installé.
Des informations font par ailleurs état du développement par la Chine de systèmes DUV à immersion, même si les volumes de production actuels sont décrits comme négligeables. Il ne s’agit pas encore d’une menace concurrentielle immédiate pour les systèmes EUV d’ASML. Des restrictions sur les ventes ou la maintenance pourraient cependant peser sur les revenus issus des équipements et du parc installé, tout en accélérant à plus long terme la substitution par des solutions domestiques.
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir la portée finale ni la probabilité d’adoption du projet de loi américain MATCH Act. Les investisseurs ne devraient donc pas le traiter comme une prévision acquise. Les questions pratiques sont plutôt les suivantes : les restrictions vont-elles s’étendre, quels outils et services seraient concernés, et quelle part des revenus d’ASML est exposée dans chaque catégorie ?
Les dernières positions institutionnelles publiées montrent des stratégies très divergentes. Third Point aurait augmenté sa participation de 150 %, tandis que Mitsubishi UFJ Asset Management l’a relevée de 8,6 %. Deepwater Asset Management a, à l’inverse, réduit sa position de 72,3 %. D’autres informations font aussi état de cessions par Deutsche Bank et Coatue.
Ces opérations ne dessinent pas un consensus sur la valeur intrinsèque d’ASML. Les déclarations institutionnelles, notamment les formulaires 13F, sont des instantanés rétrospectifs. Les variations de portefeuille peuvent refléter la construction d’un portefeuille, des limites de risque ou des prises de bénéfices, et pas uniquement une opinion sur les perspectives du groupe.
L’activité des fonds doit donc être considérée comme un élément de contexte, pas comme un déclencheur automatique d’achat ou de vente.
ASML doit publier ses résultats du troisième trimestre le 14 octobre. Les indicateurs les plus instructifs seront :
Un rapport confirmant des commandes fermes, une exécution disciplinée et des marges résistantes pourrait soutenir la prime de valorisation. En revanche, une simple confirmation des prévisions relevées risque d’être moins impressionnante si les attentes du marché ont déjà progressé davantage.
ASML est aujourd’hui plus solide sur le plan opérationnel qu’avant ses deux relèvements de prévisions. L’objectif de 43 à 45 milliards d’euros de ventes en 2026, la rentabilité du deuxième trimestre et l’augmentation programmée des capacités confortent la thèse de croissance à long terme.
À la valorisation actuelle, la décision d’investissement est toutefois plus équilibrée. Pour les actionnaires déjà présents, les résultats plaident en faveur de la conservation d’une participation dans un acteur de grande qualité, tout en surveillant étroitement les risques. Pour un nouvel investisseur, un achat progressif ou un meilleur point d’entrée pourrait offrir un rapport rendement-risque plus intéressant que de courir après la hausse.
La question n’est désormais plus de savoir si ASML dispose de la demande nécessaire. Il faut déterminer si le groupe peut convertir cette demande en livraisons ponctuelles, en marges durables et en adoption plus large du High-NA, tout en limitant l’impact des restrictions liées à la Chine.
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ASML vise désormais 43 à 45 milliards d’euros de ventes en 2026, après 9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 2,9 milliards d’euros de bénéfice net au deuxième trimestre.
ASML vise désormais 43 à 45 milliards d’euros de ventes en 2026, après 9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 2,9 milliards d’euros de bénéfice net au deuxième trimestre. Le scénario favorable repose sur la demande persistante liée à l’IA, une capacité EUV largement réservée pour 2027 et une hausse de production d’environ 30 %.
Avant la publication des résultats du 14 octobre, les investisseurs devraient surtout surveiller les commandes fermes, les éventuels reports, les marges, les revenus de services en Chine et les calendriers de producti...