Le Vietnam sécurise son approvisionnement énergétique après la perturbation du détroit d’Ormuz en diversifiant ses importations de pétrole et de carburants au delà du Moyen‑Orient et en augmentant les volumes achetés. Les raffineries nationales, notamment Dung Quat et Nghi Son, fonctionnent à forte capacité afin de...

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La perturbation du détroit d’Ormuz en 2026 a profondément secoué les chaînes d’approvisionnement pétrolier mondiales. Pour le Vietnam, économie en forte croissance mais fortement dépendante des importations d’énergie, le choc a déclenché une réorganisation rapide de sa stratégie d’approvisionnement.
Le pays a réagi en diversifiant ses sources de pétrole brut, en augmentant ses importations de carburants et en faisant tourner ses raffineries domestiques à pleine capacité afin d’éviter toute pénurie. Ces mesures ont permis de maintenir l’approvisionnement du marché intérieur, mais elles rappellent aussi à quel point l’économie vietnamienne reste exposée aux chocs énergétiques mondiaux.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est l’un des passages maritimes les plus stratégiques pour l’énergie mondiale. En 2024, environ 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers par jour y ont transité, soit près d’un cinquième de la consommation mondiale de liquides pétroliers et plus d’un quart du commerce maritime de pétrole.
Lorsque le conflit au Moyen‑Orient a perturbé le trafic maritime dans cette zone en 2026, les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Les prix du pétrole ont fortement augmenté, alimentés par les craintes de pénuries et les risques pour le transport maritime.
Pour des importateurs asiatiques comme le Vietnam, dépendants des marchés internationaux pour leur énergie, la situation a rapidement créé une pression pour sécuriser d’autres routes et fournisseurs d’approvisionnement.
La réponse centrale du Vietnam consiste à réduire son exposition aux routes d’approvisionnement du Moyen‑Orient.
Les raffineurs et importateurs de carburants ont donc augmenté leurs achats dans d’autres régions, notamment en Afrique de l’Ouest, en Méditerranée et aux États‑Unis, tout en maintenant une part limitée d’approvisionnement en provenance du Moyen‑Orient lorsque cela reste possible.
Cette diversification vise à réduire le risque lié au goulet d’étranglement du détroit d’Ormuz. Les données disponibles ne détaillent toutefois pas encore les volumes exacts par pays, ce qui suggère que cette transition reste en cours plutôt qu’un basculement structurel complet.
Sur le plan politique, le gouvernement vietnamien a également agi pour faciliter les importations. Il a réduit à 0 % les droits de douane sur plusieurs produits pétroliers et intrants de raffinage, afin de permettre aux entreprises d’acheter plus facilement sur le marché mondial pendant la crise.
Le Vietnam s’appuie fortement sur ses deux principales raffineries : Dung Quat et Nghi Son. Ensemble, elles jouent un rôle central pour stabiliser l’approvisionnement intérieur.
Pendant la crise, les autorités ont donné la priorité au maintien d’une production élevée :
Grâce à la combinaison de la production domestique et d’importations accrues, les autorités estiment que l’approvisionnement en carburants du pays reste globalement stable.
Malgré ses capacités de raffinage, le Vietnam dépend encore largement des importations pour couvrir ses besoins énergétiques.
La nécessité de sécuriser l’approvisionnement pendant la crise a provoqué une nette augmentation des importations. Selon les données des douanes vietnamiennes, le pays a importé environ 3,37 millions de tonnes de produits pétroliers pour une valeur d’environ 2,93 milliards de dollars au premier trimestre 2026.
Cela représente une hausse de plus de 44 % en volume et de 77,8 % en valeur par rapport à la même période l’année précédente.
Cette hausse reflète deux facteurs principaux :
L’augmentation des prix mondiaux du pétrole a également contribué à alourdir la facture énergétique du pays.
La flambée des prix du pétrole a des conséquences macroéconomiques directes pour le Vietnam.
Comme le pays importe encore une part importante de son énergie, une hausse des prix mondiaux entraîne une augmentation de la facture d’importation et des pressions sur la balance commerciale.
Les coûts énergétiques plus élevés peuvent également se diffuser dans toute l’économie, notamment via les transports, la logistique et les coûts de production industrielle. Dans toute l’Asie, les analystes préviennent que les chocs pétroliers liés à la crise d’Ormuz pourraient ralentir la croissance et accentuer les risques inflationnistes dans les économies dépendantes des importations.
Le Vietnam a tenté d’amortir l’impact intérieur par des réductions fiscales et des mesures de stabilisation des prix, mais les fluctuations des marchés mondiaux restent le facteur dominant.
Malgré les efforts de diversification et la forte activité des raffineries, de nombreux analystes estiment que la situation énergétique du Vietnam demeure structurellement vulnérable.
Plusieurs raisons expliquent cette fragilité.
Les raffineries vietnamiennes couvrent environ 70 % de la demande nationale de carburants, ce qui signifie que le pays doit toujours importer une part importante de pétrole brut et de produits raffinés.
Changer de fournisseurs réduit les risques liés à certaines routes maritimes, mais ne protège pas contre les hausses de prix mondiales lorsque l’offre globale se resserre.
De nombreuses économies asiatiques restent fortement dépendantes des flux énergétiques du Moyen‑Orient. Les perturbations dans des points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz peuvent donc provoquer des chocs de prix à grande échelle, même si d’autres fournisseurs existent.
Face à la perturbation du détroit d’Ormuz, le Vietnam a réussi à stabiliser son marché énergétique en diversifiant ses sources de pétrole, en faisant fonctionner ses raffineries à forte capacité, en réduisant les droits de douane et en augmentant ses importations.
Ces mesures ont permis d’éviter une pénurie immédiate. Mais elles mettent aussi en lumière un défi plus profond : tant que le pays restera dépendant du pétrole importé, les crises géopolitiques et les perturbations des grandes routes énergétiques continueront de représenter un risque majeur pour son économie.
Studio Global AI
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Le Vietnam sécurise son approvisionnement énergétique après la perturbation du détroit d’Ormuz en diversifiant ses importations de pétrole et de carburants au delà du Moyen‑Orient et en augmentant les volumes achetés.
Le Vietnam sécurise son approvisionnement énergétique après la perturbation du détroit d’Ormuz en diversifiant ses importations de pétrole et de carburants au delà du Moyen‑Orient et en augmentant les volumes achetés. Les raffineries nationales, notamment Dung Quat et Nghi Son, fonctionnent à forte capacité afin de stabiliser l’offre intérieure alors que les importations de carburants ont fortement augmenté début 2026.
Malgré ces mesures, les analystes estiment que la sécurité énergétique du pays reste fragile en raison de sa dépendance aux importations et à la volatilité des prix mondiaux du pétrole.