Lufthansa achète des crédits de capture directe du CO₂ (DAC) auprès de Deep Sky au Canada pour compenser une partie des émissions résiduelles de l’aviation.[2] L’accord est structuré par Senken, qui assemble un portefeuille de projets de suppression du carbone incluant DAC, biochar industriel et agriculture régénéra...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How is Lufthansa integrating permanent carbon removal into its aviation decarbonization strategy through its agreement with Deep Sky’s solar. Article summary: Lufthansa is adding permanent carbon removal to its decarbonization mix by signing a multi-year offtake for direct air capture credits from Deep Sky in Alberta, alongside other removal pathways in a broader climate portf. Topic tags: general, general web, government. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "Lufthansa Signs Tech- And Nature-Based Multi-Year CDR Deal With Senken - Carbon Herald. ###### Lufthansa Signs Tech- And Nature-Based Multi-Year CDR Deal With Senken. EFM, Anew Cli" source context "Lufthansa Signs Tech- And Nature-Based Multi-Year CDR Deal With Senken - Carbon Herald" Reference image 2: visual subjec
L’aviation fait partie des secteurs les plus difficiles à décarboner. Même avec des avions plus efficaces et le développement de carburants d’aviation durables (SAF), les compagnies aériennes continueront probablement à émettre du CO₂ pendant plusieurs décennies. Pour combler cet écart, le groupe Lufthansa commence à intégrer la suppression permanente du carbone dans sa stratégie climatique, notamment via un accord d’achat de crédits de capture directe du CO₂ auprès de l’entreprise Deep Sky, au Canada.
Cette initiative reflète une évolution plus large dans l’industrie aérienne : les entreprises ne se contentent plus de réduire leurs émissions, elles investissent aussi dans des technologies capables de retirer durablement le CO₂ déjà présent dans l’atmosphère.
Le groupe Lufthansa a récemment réorganisé son portefeuille de projets climatiques, qui comprend désormais 14 projets certifiés, avec une place plus importante accordée aux solutions technologiques.
Environ 20 % de ce portefeuille concerne désormais des projets qui retirent durablement du CO₂ de l’atmosphère, soit environ le double de la part précédente.
Dans ce cadre, Lufthansa achète des crédits issus des opérations de capture directe du CO₂ de Deep Sky en Alberta. Chaque crédit correspond à une tonne de CO₂ capturée dans l’air et stockée de manière permanente sous terre.
Pour l’aviation, ce type de solution est particulièrement pertinent. Les émissions d’un avion sont difficiles à éliminer uniquement grâce à l’efficacité énergétique ou aux carburants alternatifs, ce qui rend les technologies de suppression du carbone utiles pour traiter les émissions résiduelles.
L’accord de Lufthansa est structuré par Senken, un gestionnaire spécialisé dans les portefeuilles de suppression du carbone.
Plutôt que d’acheter des crédits provenant d’une seule technologie, Senken agrège différents projets dans plusieurs régions du monde. L’objectif est de diversifier les méthodes et de réduire les risques technologiques.
Dans le cas de Lufthansa, le portefeuille comprend trois types de projets répartis sur trois continents :
Les projets sont évalués via l’« Sustainability Integrity Index » de Senken, qui analyse plus de 600 points de données pour juger la permanence du stockage, la vérification scientifique, l’évolutivité et les co‑bénéfices environnementaux.
Cette approche permet à Lufthansa de soutenir plusieurs solutions tout en garantissant qu’une partie de ses investissements cible des technologies à très forte durabilité, comme la capture directe du CO₂.
Les crédits achetés par Lufthansa proviennent de Deep Sky Alpha, un centre de capture du carbone situé à Innisfail, dans la province canadienne de l’Alberta.
La capture directe de l’air fonctionne grâce à de grands ventilateurs et des procédés chimiques qui extraient le CO₂ directement de l’air ambiant. Le gaz capturé est ensuite séparé, purifié et compressé.
À Deep Sky Alpha, le processus se déroule en plusieurs étapes :
L’installation fonctionne grâce à de l’énergie solaire renouvelable, ce qui réduit l’empreinte carbone du processus de capture lui‑même.
Deep Sky Alpha est également particulier car il sert de plateforme multi‑technologies : plusieurs systèmes DAC différents peuvent y être testés et exploités tout en partageant les mêmes infrastructures énergétiques et de stockage.
La capture directe du CO₂ reste à un stade commercial précoce, et les volumes capturés restent encore limités.
Le site sert avant tout de centre de démonstration et de validation technologique. Sa capacité pourrait donc augmenter à mesure que de nouveaux systèmes de capture seront installés et testés.
Les technologies comme la capture directe de l’air sont de plus en plus considérées comme indispensables pour les secteurs dits « difficiles à décarboner ».
Dans l’aviation, plusieurs contraintes structurelles compliquent la transition :
La capture directe de l’air offre donc un moyen potentiel de retirer physiquement du CO₂ de l’atmosphère afin de compenser ces émissions restantes. Contrairement à de nombreux crédits carbone traditionnels, qui reposent souvent sur des émissions évitées, cette approche vise une suppression réelle et durable du CO₂.
Malgré son potentiel, la capture directe du carbone doit encore surmonter deux obstacles majeurs.
Le premier est le coût élevé. Les estimations de l’industrie situent souvent le coût de la capture entre 400 et 500 dollars par tonne de CO₂ pour les premiers projets commerciaux.
Le second défi concerne la certitude de la demande. Construire des installations DAC nécessite d’importants investissements initiaux. Les développeurs ont donc besoin d’acheteurs prêts à s’engager à long terme avant même la construction des sites.
C’est pourquoi les projets reposent souvent sur des accords d’achat anticipé (offtake agreements) conclus avec des entreprises. Ces contrats garantissent une demande future et permettent de financer les infrastructures nécessaires.
Le partenariat entre Lufthansa et Deep Sky — structuré via le portefeuille de Senken — illustre la manière dont les compagnies aériennes commencent à intégrer la suppression permanente du carbone dans leurs stratégies climatiques.
L’amélioration de l’efficacité énergétique, le renouvellement des flottes et les carburants durables restent essentiels pour réduire les émissions. Mais à mesure que l’industrie vise des objectifs climatiques à long terme, la suppression durable du carbone apparaît comme un complément crucial pour traiter les émissions que les technologies actuelles ne peuvent pas encore éliminer.
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Lufthansa achète des crédits de capture directe du CO₂ (DAC) auprès de Deep Sky au Canada pour compenser une partie des émissions résiduelles de l’aviation.[2]
Lufthansa achète des crédits de capture directe du CO₂ (DAC) auprès de Deep Sky au Canada pour compenser une partie des émissions résiduelles de l’aviation.[2] L’accord est structuré par Senken, qui assemble un portefeuille de projets de suppression du carbone incluant DAC, biochar industriel et agriculture régénératrice.[5]
La technologie reste coûteuse et dépend aujourd’hui d’achats anticipés par de grandes entreprises pour financer le déploiement des installations.[33][41]