Le diesel est confronté à une crise d’approvisionnement en carburant raffiné : la moyenne constatée en France a atteint 2,41 € le litre le 21 septembre, contre 2,26 € en moyenne pondérée dans l’UE le 17 septembre. L’Union européenne ne constate pas de pénurie physique généralisée à ce stade, mais les perturbations a...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How is Europe’s diesel crisis driving record fuel prices—especially France’s nearly €2.41-per-litre diesel price and the EU average’s sharp. Article summary: Europe’s squeeze is chiefly a shortage-and-logistics problem in refined diesel, not simply a crude-oil-price shock. France’s observed average hit €2.41 per litre on 21 September, while the EU weighted diesel average reac. Topic tags: general, government, general web, news. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with f
Le record observé en France — 2,41 € le litre de gazole en moyenne le 21 septembre, selon un calcul de l’AFP portant sur plus de 8 700 stations-service — s’inscrit dans une tension européenne bien plus large. Le prix moyen pondéré du diesel dans l’Union européenne a atteint 2,26 € le litre le 17 septembre, soit +4 % en une semaine et +38 % depuis le 27 février. 2
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Le point essentiel : cette flambée ne relève pas uniquement du prix du pétrole brut. Le diesel est un produit raffiné qui doit être produit, acheminé puis livré. Or les marges de sécurité habituelles se sont réduites.
L’instabilité au Moyen-Orient accroît la volatilité des marchés du pétrole brut, mais aussi — et particulièrement — de ceux du diesel et du kérosène. La Commission européenne estime que la demande européenne reste satisfaite grâce à une production accrue des raffineries de l’UE et à des approvisionnements alternatifs sur les marchés mondiaux ; les stocks commerciaux et stratégiques demeurent, selon elle, suffisants à ce stade. 17
Cela ne signifie pas que le marché est détendu. Remplacer des flux interrompus suppose de trouver des cargaisons ailleurs, de les faire voyager sur des itinéraires plus longs et de se les disputer. Les importations européennes de diesel sont tombées à 1,56 million de barils par jour en juillet, contre 1,97 million en janvier, alors que l’Europe peine à obtenir davantage de volumes pour l’industrie et l’agriculture. 20
La Russie a interdit les exportations de diesel après des attaques ukrainiennes contre ses infrastructures de raffinage. Cette décision a aggravé un marché mondial déjà tendu : les marges de raffinage du diesel en Europe ont dépassé 60 dollars le baril après l’annonce. 19
Concrètement, les acheteurs et les raffineurs doivent surenchérir pour sécuriser des cargaisons de diesel déjà raffinées. Les prix de gros, puis ceux affichés à la pompe, peuvent donc s’envoler même lorsque le pétrole brut ne bat pas de record.
Au lieu de se reconstituer, les stocks de carburants européens ont reculé. En juillet, les réserves européennes de diesel étaient à leur niveau le plus faible depuis 2022, les perturbations des routes d’approvisionnement au Moyen-Orient ayant réduit les exportations de diesel et forcé les consommateurs à puiser dans les stocks. 18
Des stocks bas ne signifient pas automatiquement que chaque station-service sera à sec. En revanche, ils réduisent la capacité du système à absorber une nouvelle interruption du transport maritime, du raffinage ou des exportations sans forte hausse des prix.
L’évaluation de la Commission européenne est à distinguer de la hausse des prix : au 8 septembre, elle ne relevait aucun problème d’approvisionnement dans l’UE à ce moment-là. La demande de diesel et de kérosène était couverte par une production de raffinage européenne plus élevée et par des importations alternatives. 17
La situation est donc moins celle d’une pénurie généralisée que d’un marché fragilisé : le carburant reste disponible, mais il est plus difficile et plus coûteux à remplacer. C’est précisément pourquoi les prix peuvent battre des records à la pompe avant qu’une véritable rupture physique d’approvisionnement ne survienne.
La France a prolongé jusqu’à la fin de l’année les aides destinées aux secteurs les plus vulnérables au coût du carburant, plutôt que de réduire la fiscalité à la pompe pour tous les automobilistes. L’aide aux pêcheurs passe de 25 à 35 centimes par litre ; les entreprises éligibles du bâtiment et des travaux publics continuent de bénéficier de 20 centimes par litre. 48
La Hongrie prévoit une compensation pour les propriétaires de véhicules diesel éligibles, sans instaurer un nouveau plafonnement des prix. Le gouvernement a annoncé qu’un total de 20 000 forints serait versé d’ici décembre aux propriétaires de voitures diesel de 150 chevaux maximum, estimant qu’un prix plafonné risquerait de provoquer des pénuries. 50
L’Allemagne réduira les taxes sur l’essence et le diesel d’environ 0,17 € par litre du 1er octobre à la fin de l’année. La mesure comprend une baisse de 0,14 € de la taxe énergétique, à laquelle s’ajoute l’effet de la TVA moins élevée. Le gouvernement prévoit aussi des discussions sur un éventuel plafonnement des prix des carburants d’ici au 1er janvier 2027. 51
L’Espagne a doublé sa remise fiscale sur le diesel, portée à 0,20 € par litre depuis le 1er septembre, après une forte hausse des prix du diesel en juillet. 56
L’Irlande a choisi une autre voie : le gouvernement a reporté le retour progressif aux taux pleins de droits d’accise, dont les premières étapes étaient prévues en septembre et en octobre. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle baisse générale de taxe, mais du report d’une hausse programmée. 57
L’évolution des prix dépendra largement d’un retour à la normale des flux de produits raffinés depuis le Moyen-Orient, d’une éventuelle reprise des exportations russes et de la capacité des stocks à se reconstituer avant le renforcement de la demande hivernale. La Commission européenne juge l’approvisionnement suffisant pour l’instant, mais les routes commerciales perturbées, le raffinage contraint et des réserves plus faibles rendent le prix du diesel particulièrement sensible à tout nouveau choc. 17
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Le diesel est confronté à une crise d’approvisionnement en carburant raffiné : la moyenne constatée en France a atteint 2,41 € le litre le 21 septembre, contre 2,26 € en moyenne pondérée dans l’UE le 17 septembre.
Le diesel est confronté à une crise d’approvisionnement en carburant raffiné : la moyenne constatée en France a atteint 2,41 € le litre le 21 septembre, contre 2,26 € en moyenne pondérée dans l’UE le 17 septembre. L’Union européenne ne constate pas de pénurie physique généralisée à ce stade, mais les perturbations au Moyen Orient, l’arrêt des exportations russes et la faiblesse des stocks rendent le marché très vulnérable.
Les réponses divergent : aides ciblées en France et en Hongrie, baisses de taxes en Allemagne et en Espagne, et report du relèvement des droits d’accise en Irlande.