Pour Leonardo, la « guerre des prototypes » consiste à partir d’un besoin opérationnel, intégrer plusieurs technologies, puis apprendre des essais — pas seulement à produire une démonstration rapide.[16][19] Faculty AI illustre l’apport de technologies extérieures à la défense ; l’accord avec Ploughshare vise, à l’i...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How does Leonardo turn emerging technology into deployable defence capability through Dr Simon Harwood’s “prototype warfare” approach, and h. Article summary: Leonardo’s “prototype warfare” approach is best understood as a way to connect emerging technology with an operational need, integrate it into a usable system, and improve it through repeated trials—not simply produce de. Topic tags: general, general web, user generated, news. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
Un drone qui réussit une démonstration n’est pas nécessairement un système que des forces armées peuvent acheter, déployer et entretenir. C’est tout l’enjeu de la « guerre des prototypes », expression employée par Simon Harwood pour décrire le travail de Leonardo avec de petites entreprises technologiques. Le groupe se présente comme un intégrateur capable d’associer, notamment, autonomie et capteurs au sein de systèmes destinés aux militaires.16
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La question de départ n’est pas seulement « cette technologie fonctionne-t-elle ? », mais « que permet-elle de faire ? » Détecter une menace, rapprocher des données de plusieurs capteurs ou aider à prendre une décision sont autant de tâches qui nécessitent plus qu’un composant performant. Devant une commission parlementaire britannique, Harwood a expliqué que Leonardo construit des capteurs et des systèmes collectant des données, ensuite combinées et utilisées pour éclairer les décisions.23
Son parcours aide à comprendre cette approche : sa biographie publique fait état de plus de 30 ans d’expérience entre administrations, industrie et université, ainsi que de responsabilités dans la stratégie, la recherche et l’innovation de Leonardo au Royaume-Uni.5 Lors d’une audition parlementaire, il a également insisté sur le besoin de personnels qualifiés et expérimentés, au-delà de la seule technologie.
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Le programme de collaboration de Leonardo avec les petites et moyennes entreprises (PME) britanniques privilégie des partenariats de long terme plutôt que des opérations d’innovation ponctuelles.33 Premier partenaire annoncé dans ce cadre, Faculty AI doit apporter son expertise à des capacités reposant sur l’intelligence artificielle, notamment dans l’exploitation intelligente des capteurs et la guerre électronique.
30 Cela peut ouvrir à une entreprise spécialisée la voie vers un système de défense plus vaste. Les annonces disponibles ne prouvent toutefois pas que chaque partenaire bénéficie d’un financement pluriannuel, d’installations d’essai, d’accès sécurisés ou de présentations à des investisseurs.
Les essais servent ensuite à confronter l’ensemble à des conditions plus réalistes. Harwood a évoqué un essai britannique d’autonomie mené avec des PME ; selon un compte rendu ultérieur de Sovereign Hunter, Leonardo a travaillé avec Faculty, VOLANDER et Applied AGI sur une démonstration associant plusieurs drones.19
36 Ces récits montrent une démarche d’intégration, mais ne permettent pas d’établir indépendamment l’efficacité au combat du système, son statut dans les achats militaires ou ses performances à grande échelle. Sécurité, validation, résultats reproductibles, fabrication et maintenance restent à démontrer.
Leonardo dispose de moyens importants : en 2025, le groupe a déclaré 19,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 23,8 milliards d’euros de nouvelles commandes et 1,75 milliard d’euros d’EBITA. Ses dépenses totales de recherche et développement ont atteint 3 milliards d’euros, soit 20 % de plus qu’en 2024. Ce dernier montant ne correspond pas nécessairement à un budget entièrement financé par l’entreprise et consacré aux seules recherches exploratoires.42
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Au Royaume-Uni, Leonardo UK Ltd a indiqué que ses prises de commandes avaient augmenté de 36 % en 2025 par rapport à 2024, principalement grâce à d’importantes commandes liées à l’avion Typhoon. Son chiffre d’affaires a progressé de 15 % et son résultat d’exploitation de 7 %, tandis que les flux de trésorerie issus de l’activité ont diminué sous l’effet de paiements plus élevés aux fournisseurs.44 Ces résultats témoignent d’une capacité industrielle ; ils ne disent pas si un prototype donné est entré en service.
La circulation des technologies peut aussi se faire dans l’autre sens. Avec Ploughshare, Leonardo UK veut trouver des applications civiles à des propriétés intellectuelles issues de la défense. La concession de licences ou la création d’entreprises pourraient être des voies possibles, mais les éléments disponibles ne chiffrent ni accords conclus ni retombées.1
Les partenariats n’excluent pas les acquisitions. Le dirigeant de Leonardo a présenté sa nouvelle implantation en Ukraine comme un moyen d’explorer des partenariats, des investissements et de possibles rachats d’entreprises ukrainiennes de technologie militaire.17 Dans ce contexte, des systèmes avancés produits en petit nombre et des équipements autonomes moins coûteux posent des problèmes différents : disponibilité, remplacement, logistique et effet dans la durée comptent autant que le prix unitaire. L’intérêt de Leonardo ne garantit pas non plus l’avenir des jeunes entreprises ukrainiennes après la guerre.
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Leonardo indique que Sovereign Hunter a reçu des prix technologiques. Ces distinctions, comme les affirmations de l’entreprise sur le niveau de validation du système, ne remplacent pas des résultats de déploiement vérifiables de manière indépendante.38 Une partie de ces résultats restera nécessairement hors du domaine public. Le meilleur critère accessible est donc moins la vitesse d’une démonstration que la capacité des essais répétés à déboucher sur un système sûr, reproductible et soutenable pour ses utilisateurs.
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Pour Leonardo, la « guerre des prototypes » consiste à partir d’un besoin opérationnel, intégrer plusieurs technologies, puis apprendre des essais — pas seulement à produire une démonstration rapide.[16][19]
Pour Leonardo, la « guerre des prototypes » consiste à partir d’un besoin opérationnel, intégrer plusieurs technologies, puis apprendre des essais — pas seulement à produire une démonstration rapide.[16][19] Faculty AI illustre l’apport de technologies extérieures à la défense ; l’accord avec Ploughshare vise, à l’inverse, des applications civiles pour des inventions issues de ce secteur.[30][1]
Le passage à une capacité déployable exige encore des preuves de sécurité, de fiabilité, de production et de soutien dans la durée.