Depuis février, les requêtes hebdomadaires adressées aux agents IA d’Uber ont été multipliées par 9,4, tandis que les dépenses totales sont restées globalement stables depuis avril. À modèle identique, le coût de 1 000 requêtes a diminué de près de 34 % par rapport au pic d’avril, et le coût par session de 52 % par...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How did Uber stabilize its AI spending after exceeding its 2026 AI budget in the first quarter, despite weekly AI-agent requests increasing. Article summary: Uber stabilized spending by treating AI usage as an engineering-cost optimization problem rather than simply limiting adoption. After exceeding its 2026 AI budget in the first quarter, it kept total AI spend roughly flat. Topic tags: general, general web, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fak
Uber avait commencé par dépasser son budget d’IA pour 2026, mais l’entreprise n’a pas choisi de freiner mécaniquement l’accès aux outils. Elle a plutôt traité le problème comme un enjeu d’optimisation des coûts d’ingénierie : associer chaque tâche au modèle approprié, limiter les contextes excessifs, réutiliser les prompts mis en cache et montrer aux ingénieurs combien leurs sessions leur coûtent. 1
Cette méthode a permis de maintenir les dépenses totales d’IA globalement stables depuis avril, alors que les requêtes hebdomadaires adressées aux agents IA ont été multipliées par 9,4 depuis février. Avec le même modèle d’IA, Uber indique que le coût de 1 000 requêtes a baissé de près de 34 % par rapport à son pic d’avril, tandis que le coût par session a reculé de 52 % depuis son plus haut de juin. 1
La baisse des coûts ne s’explique pas par une diminution de l’usage, bien au contraire. Les agents IA représentent désormais plus de 70 % des soumissions de modifications de code, les ingénieurs exécutent plus de 30 000 tâches d’agent par jour et le nombre de salariés utilisant les outils d’IA a plus que quadruplé. 1
Cette combinaison — davantage de tâches pour des dépenses globalement stables — traduit une baisse du coût unitaire. Les traitements ne sont pas devenus gratuits : Uber a surtout modifié la manière dont les tokens et la capacité des modèles sont consommés.
Uber dirige chaque tâche vers le modèle offrant le meilleur compromis entre capacités nécessaires et coût, au lieu d’utiliser systématiquement le modèle le plus puissant ou le plus cher. Les opérations simples peuvent être confiées à des modèles moins coûteux, tandis que les travaux plus complexes bénéficient de capacités supérieures. L’entreprise évalue également d’autres solutions, notamment des modèles à poids ouverts, pour certains usages. 1
La sélection du modèle devient ainsi une décision liée à la charge de travail, plutôt qu’un réglage unique appliqué partout. À grande échelle, même une économie modeste sur les requêtes courantes peut réduire sensiblement le coût moyen d’une tâche.
Uber limite les sessions interactives à 400 000 tokens, même lorsqu’un modèle accepte une fenêtre de contexte pouvant atteindre un million de tokens. 1
Ce plafond répond à l’un des principaux risques liés aux agents de programmation : au fil des échanges, une session peut accumuler des fichiers, des résultats d’outils, des instructions et un historique de conversations toujours plus volumineux. Sans limite, une session exploratoire ou mal maîtrisée peut continuer à traiter des quantités croissantes de contexte.
Un plafond de tokens ne supprime donc pas l’usage des agents. Il fixe une limite prévisible pour les sessions les plus gourmandes et fournit aux équipes d’ingénierie un levier concret de contrôle.
Uber a fait passer la durée de vie du cache des prompts de cinq minutes à une heure. L’objectif est de mieux correspondre aux habitudes de travail des ingénieurs, qui peuvent laisser une session inactive plus de cinq minutes avant de reprendre leur activité. 1
La réutilisation plus longue du cache évite de retraiter plusieurs fois le même contexte. Dans un flux de développement assisté par agent, où un même dépôt ou les mêmes instructions peuvent être consultés à plusieurs reprises, cette mesure réduit le traitement inutile de tokens sans modifier la tâche demandée.
Uber permet aux ingénieurs de suivre en temps réel le coût d’une session d’IA directement dans leur terminal. 1
L’usage devient ainsi une boucle de retour immédiate. Plutôt que de découvrir une session coûteuse dans un rapport financier ultérieur, l’ingénieur peut voir la dépense pendant ses expérimentations et ajuster au besoin la session, le modèle ou le contexte.
Cette visibilité place aussi la maîtrise des coûts au cœur du flux de développement, là où se prennent concrètement les décisions concernant les prompts, les nouvelles tentatives, le contexte et le choix du modèle.
Le cas d’Uber illustre un principe plus large : maîtriser les dépenses d’IA en entreprise ne relève pas uniquement de la budgétisation. C’est aussi un problème de conception des systèmes.
Les contrôles les plus structurants sont les suivants :
Ces mécanismes sont particulièrement importants pour les agents IA, car leur fonctionnement est itératif. Une seule demande peut déclencher plusieurs cycles de planification, d’utilisation d’outils, de vérification et de correction. La consommation totale de tokens devient alors moins prévisible que dans une interaction ponctuelle avec un chatbot.
Les résultats communiqués par Uber doivent donc être lus comme un exemple d’efficacité opérationnelle, et non comme la preuve qu’une croissance rapide de l’usage de l’IA ne comporte aucun risque financier. L’entreprise a maintenu ses dépenses globalement stables après avoir modifié l’économie de chaque requête et de chaque session.
Pour les autres entreprises, la leçon est simple : il faut développer l’adoption et la gouvernance des coûts en parallèle, en intégrant la mesure directement aux outils dès le départ.
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Depuis février, les requêtes hebdomadaires adressées aux agents IA d’Uber ont été multipliées par 9,4, tandis que les dépenses totales sont restées globalement stables depuis avril.
Depuis février, les requêtes hebdomadaires adressées aux agents IA d’Uber ont été multipliées par 9,4, tandis que les dépenses totales sont restées globalement stables depuis avril. À modèle identique, le coût de 1 000 requêtes a diminué de près de 34 % par rapport au pic d’avril, et le coût par session de 52 % par rapport au sommet de juin.
Uber s’appuie sur le routage des tâches vers des modèles adaptés, un plafond de 400 000 tokens par session, une mise en cache plus longue et une visibilité des coûts en temps réel.