hephaistos.bio a levé 161 000 € (150 000 CHF) auprès de Venture Kick en juin 2026 pour concevoir des enzymes capables de substituer des réactions polluantes et énergivores par une biocatalyse plus respectueuse de l’en... Ce financement de pré amorçage prépare un projet pilote avec le prestataire suisse SpiroChem, ce...

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La fabrication des médicaments repose souvent sur des réactions chimiques menées à haute température, utilisant des réactifs toxiques et tributaires de chaînes logistiques asiatiques fragiles, en particulier pour les petites molécules complexes. La startup suisse hephaistos.bio s’attaque à ce triple problème en créant des enzymes sur mesure grâce à une plateforme de conception computationnelle. En juin 2026, cette jeune pousse issue de l’ETH Zurich a décroché 161 000 € (150 000 francs suisses) auprès du programme de philanthropie entrepreneuriale Venture Kick afin d’accélérer son passage du laboratoire à l’échelle industrielle . Cette enveloppe est destinée à financer un projet pilote à fort enjeu avec le prestataire de recherche sous contrat (CRO) SpiroChem AG et à nourrir l’ambition à plus long terme de relocaliser la fabrication d’enzymes en Europe.
hephaistos.bio n’a pas décroché la deuxième étape de Venture Kick du jour au lendemain. Plusieurs aides non dilutives antérieures ont posé les fondations. La startup a d’abord bénéficié de la bourse ETH Uportunity Grant, un accélérateur relativement récent de l’ETH Zurich qui lui a permis de mener à bien la preuve de concept et de lancer la première collaboration industrielle . L’équipe a aussi participé au programme BioIncubate Ignite Grant en 2024/25 et exploité les ressources de l’ETH Student Project House ainsi que du programme interuniversitaire Talent Kick
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Le passage au deuxième étage de Venture Kick montre que la startup a dépassé le stade pur de la R&D. Selon le Département des sciences et ingénierie des biosystèmes de l’ETH (D-BSSE), franchir ce jalon tout en signant le pilote avec SpiroChem marque « le passage de l’innovation à l’échelle laboratoire vers une application industrielle concrète, prouvant le besoin de biocatalyseurs conçus sur mesure pour la synthèse chimique industrielle » .
La plateforme de la startup fusionne biologie computationnelle, chimie, apprentissage automatique (machine learning) et biologie structurale en un seul pipeline de conception de novo . Au lieu d’adapter des enzymes naturelles, hephaistos.bio construit des protéines inédites taillées pour catalyser une réaction chimique spécifique. La société décrit une architecture en trois couches : des outils de pointe en ingénierie des protéines couplés à des algorithmes de ML intégrés dans un pipeline computationnel propriétaire ; la conception d’enzymes réalisées « de zéro » pour répondre à un usage précis ; et un service de bout en bout allant du design computationnel à la validation expérimentale en laboratoire humide
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Le bénéfice concret est limpide : remplacer les réactions qui exigent aujourd’hui des températures élevées, des solvants toxiques ou des catalyseurs à base de métaux lourds par des alternatives enzymatiques fonctionnant en milieu aqueux et à pression ambiante . Cela réduit directement l’empreinte carbone, limite les flux de déchets dangereux et – surtout pour l’industrie pharmaceutique – diminue le coût de synthèse des principes actifs (API) complexes.
Le premier pilote industriel d’hephaistos.bio est mené avec SpiroChem AG, une organisation de recherche sous contrat suisse de renom, experte en expérimentation à haut débit et en chimie computationnelle . Le projet vise une classe de composés pharmaceutiques à un stade avancé, typiquement ces molécules pour lesquelles une unique transformation chimique délicate contraint le fabricant à une voie de synthèse agressive
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SpiroChem apporte sa plateforme automatisée à haut débit capable de mener des dizaines voire des centaines d’expériences en parallèle, sous des conditions rigoureusement contrôlées. Cela permet aux partenaires de cribler rapidement les performances des enzymes conçues sur mesure sur des substrats réels et de raccourcir drastiquement la boucle de rétroaction entre conception et expérimentation . La combinaison – hephaistos.bio qui imagine des enzymes par ordinateur et SpiroChem qui les teste à grande vitesse – est qualifiée de « percée » par le D-BSSE, car elle valide le modèle en dehors du laboratoire universitaire
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Au-delà d’un seul composé pharmaceutique, hephaistos.bio nourrit une ambition industrielle plus large : relocaliser la production d’enzymes en Europe. Aujourd’hui, de nombreux intermédiaires et principes actifs destinés à la pharmacie transitent par des chaînes logistiques asiatiques . Ces dépendances créent des fragilités d’approvisionnement, des délais longs et un lourd bilan carbone lié au transport. En rendant possible une fabrication locale fondée sur des enzymes, la startup envisage que les acteurs pharmaceutiques européens puissent produire des molécules complexes plus près de leurs sites, avec un impact environnemental réduit et une résilience industrielle renforcée
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L’apport de Venture Kick ne suffira évidemment pas à construire cette nouvelle chaîne d’approvisionnement – il s’agit d’un financement de pré-amorçage dédié à la preuve de concept technique en environnement industriel. Il donne néanmoins à l’équipe le temps nécessaire pour montrer qu’une enzyme conçue in silico peut accomplir une tâche industrielle bien réelle, ce qui ouvre la voie à des levées de fonds plus importantes et à des partenariats avec les chimistes de spécialité. Ilya Schneider, cofondateur et responsable du développement commercial, a souligné que la recherche d’un partenaire investisseur est désormais la priorité de l’équipe, au moment où elle passe de la crédibilité technique au déploiement opérationnel .
L’objectif immédiat est de mener à bien le pilote avec SpiroChem et de générer des données démontrant qu’un biocatalyseur « sur étagère computationnelle » peut se substituer à une voie de synthèse classique. Un succès validerait la plateforme pour d’autres familles de composés et réduirait le risque perçu par les industriels. Avec les fonds de Venture Kick en poche, hephaistos.bio se trouve à ce point d’inflexion typique des deeptechs, quand la validité scientifique rencontre la traction industrielle – et mise sur des enzymes conçues « sur mesure » comme le chemin le plus court vers une chimie réellement propre.
Studio Global AI
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hephaistos.bio a levé 161 000 € (150 000 CHF) auprès de Venture Kick en juin 2026 pour concevoir des enzymes capables de substituer des réactions polluantes et énergivores par une biocatalyse plus respectueuse de l’en...
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