Cette approche diffère des robots industriels classiques, qui fonctionnent souvent avec des séquences de mouvements préprogrammées ou des bras robotisés spécialisés. Avec Helix‑02, le robot observe son environnement via ses caméras et génère ses actions en continu.
Dans le test d’entrepôt, les robots devaient :
Ce type d’activité est appelé en robotique "loco‑manipulation", c’est‑à‑dire des tâches qui nécessitent à la fois déplacement et manipulation d’objets dans un environnement réel.
Au départ, l’objectif du test était simplement d’atteindre un poste autonome de 8 heures. Après avoir atteint cette durée sans incident, l’entreprise a décidé de poursuivre l’expérience en direct, dépassant finalement les 24 heures de fonctionnement continu.
Figure AI a mis en avant plusieurs indicateurs pour montrer les progrès réalisés vers une automatisation logistique crédible :
Ces chiffres suggèrent qu’un robot pourrait traiter plusieurs milliers de colis par jour dans une tâche logistique relativement structurée.
Cependant, il est important de noter que ces résultats proviennent principalement de démonstrations de l’entreprise elle‑même. Ils doivent donc être considérés comme des performances annoncées plutôt que des références industrielles vérifiées de manière indépendante.
Un aspect intéressant du test est qu’il ne reposait pas sur un seul robot, mais sur une petite flotte travaillant ensemble.
Selon les informations disponibles, le système permet à un robot rencontrant un problème de se retirer automatiquement du flux de travail, tandis que les autres poursuivent la tâche afin que la chaîne de tri continue de fonctionner.
Cette logique ressemble aux architectures utilisées dans les systèmes informatiques distribués :
Les détails techniques de l’orchestration logicielle — détection des pannes, gestion des priorités ou reprise de tâche — restent toutefois peu documentés publiquement.
Au‑delà du record de durée, la démonstration indique surtout que Figure prépare des déploiements à plus grande échelle.
L’entreprise affirme augmenter rapidement sa capacité de production grâce à BotQ, son site de fabrication dédié aux robots humanoïdes. Selon la société, cette usine a déjà livré plus de 350 robots et a fait passer la cadence de production d’un robot par jour à environ un robot par heure pendant la montée en puissance.
Dans l’industrie robotique, passer du prototype unique à une flotte déployable est souvent l’étape la plus difficile. Cette accélération suggère que Figure vise désormais des installations de robots en nombre dans des environnements industriels.
La logistique est souvent considérée comme l’un des premiers marchés réalistes pour les robots humanoïdes.
Les entrepôts offrent plusieurs avantages :
La démonstration de Figure combine trois éléments rarement réunis dans ce domaine : une manipulation proche du niveau humain, une autonomie sur de longues durées et une coordination entre plusieurs robots.
Il reste néanmoins des questions importantes avant une adoption massive : fiabilité sur plusieurs mois, certification de sécurité, coûts d’exploitation et intégration dans des chaînes logistiques réelles.
Même avec ces incertitudes, l’expérience illustre la rapidité des progrès dans le secteur. Il y a seulement quelques années, les robots humanoïdes peinaient encore à saisir correctement des objets. Aujourd’hui, certaines entreprises testent déjà des équipes de robots capables de travailler en continu dans un entrepôt.
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