Chaque soubresaut du prix du brut a été dicté par le sort du détroit d’Ormuz, quasiment paralysé par le conflit. Un accord qui le rouvrirait libérerait une offre abondante ; tout revers menaçait, au contraire, d’aggraver les perturbations.
Fin mai, les deux gouvernements minimisaient encore la perspective d’une percée imminente, mais les salles de marché intégraient déjà la possibilité d’un mémorandum d’entente .
Parmi les valeurs individuelles, Delivery Hero a crevé l’écran. Ce géant allemand de la livraison de repas, très exposé au Moyen-Orient via sa filiale Talabat, est ultrasensible à la stabilité régionale. Début mars, l’escalade des tensions avait fait plonger l’action de 7,6 % à un plus bas de huit mois . Fin mai, le scénario s’est totalement inversé.
Mais cette flambée n’est pas purement géopolitique. Le même jour, la presse révélait qu’Uber réfléchissait à une offre de rachat de 11,6 milliards de dollars. Delivery Hero a confirmé avoir reçu une proposition à 33 € par action, valorisant l’entreprise à plus de 10 milliards d’euros . Fin mai, le titre affichait une hausse d’environ 66 % depuis le début de l’année
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Pour les actions européennes, le marché pétrolier et une valeur allemande portée par une fièvre spéculative, la leçon de mai 2026 est limpide : quand le détroit d’Ormuz est dans la balance, c’est la diplomatie qui fait la pluie et le beau temps sur les marchés.