La manne du premier trimestre 2026 a été autant, voire davantage, une histoire de trading que de production : des comptes rapportés par Reuters estiment à au moins 2,5 milliards de dollars les gains cumulés des desks... Le vrai levier a été la flexibilité physique : réorienter des cargaisons, fournir les marchés les...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How Europe’s Oil Majors Turned Iran War Volatility Into a Trading Windfall. Article summary: BP, Shell and TotalEnergies profited less from simply pumping more oil than from trading a disrupted market: Reuters linked reports said Europe’s top three majors made billions in Q1 2026, with at least $2.5 billion a.... Topic tags: oil and gas, energy markets, commodities, bp, shell. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "* The combined Q1 2026 profits of these six oil majors is 43% higher than the same period in 2025, reflecting a significant windfall from the US-Israel war in Iran. * Combined, the" source context "Shell profits "obscene" as European oil majors’ profits surge | Global Witness" Reference image 2: visual subject "The trading desks of Europe's top three oil majors h
Au premier trimestre 2026, les grandes compagnies pétrolières européennes n’ont pas simplement encaissé la hausse du baril. Leur avantage s’est joué ailleurs : dans la capacité à faire circuler le pétrole quand les routes, les délais et les prix devenaient instables.
La guerre liée à l’Iran a bousculé les chaînes d’approvisionnement et le transport via le détroit d’Ormuz, passage clé pour l’énergie mondiale, créant des à-coups de prix dont ont profité les groupes capables de déplacer rapidement des cargaisons physiques . Autrement dit : dans ce trimestre, être bon trader a parfois compté davantage qu’être gros producteur.
Des comptes rapportés par Reuters indiquent que les salles de marché de BP, Shell et TotalEnergies ont engrangé des milliards de dollars grâce à la tension sur l’offre d’énergie provoquée par la guerre en Iran. Une estimation citée dans ces reportages évalue leur gain cumulé de trading à au moins 2,5 milliards de dollars au premier trimestre .
Ce chiffre doit toutefois être lu comme une estimation de marché, pas comme une ligne comptable parfaitement comparable publiée par les entreprises. Les majors pétrolières ne détaillent pas toujours, dans leurs résultats publics, les profits de trading de manière isolée et standardisée .
La hausse des prix a bien joué. Euronews a rapporté que le Brent, référence mondiale du pétrole brut, était monté autour de 100 dollars le baril pendant les turbulences . Mais l’explication la plus fine tient aux écarts créés par le désordre : écarts entre régions, points de livraison, qualités de brut et calendriers d’expédition
.
Le trading pétrolier d’une major intégrée ne se résume pas à parier sur des contrats financiers. En période de rupture physique, l’atout décisif est de savoir où trouver les barils, comment les transporter et à quel client les vendre.
Des reportages liés à Reuters ont résumé la leçon du trimestre ainsi : quand la guerre en Iran a désorganisé les chaînes d’approvisionnement, la capacité à déplacer des barils à travers le monde pouvait parfois peser plus lourd que le fait de les extraire du sous-sol .
Cette mécanique a ouvert plusieurs sources de marge :
C’est tout l’enjeu du contraste entre « trader » et simple « foreur ». BP, Shell et TotalEnergies ont passé des années à bâtir de vastes activités de négoce pétrolier, décrites dans les reportages liés à Reuters comme centrales dans leur modèle économique .
BP a publié pour le premier trimestre 2026 un bénéfice sous-jacent au coût de remplacement de 3,2 milliards de dollars, soit plus du double des 1,38 milliard enregistrés un an plus tôt et au-dessus du consensus d’analystes de 2,67 milliards cité dans le même reportage .
Cette progression a été largement attribuée à une contribution « exceptionnelle » du trading pétrolier pendant les perturbations liées à la guerre en Iran . BP apparaît donc comme l’un des exemples les plus lisibles du trimestre : la capacité de trading a amplifié l’effet d’un choc d’approvisionnement
.
Shell a annoncé 6,9 milliards de dollars de résultat ajusté au premier trimestre 2026. EUobserver a relié cette performance à la hausse des prix du pétrole et du gaz pendant la guerre entre l’Iran et les États-Unis et aux craintes sur l’approvisionnement . Euronews a également rapporté que le profit trimestriel de Shell avait progressé alors que les compagnies européennes profitaient de prix de l’énergie plus élevés, causés par les perturbations liées au conflit iranien
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Le résultat de Shell ne doit donc pas être lu comme un pur profit de trading. Mais les comptes rapportés par Reuters rangent Shell, aux côtés de BP et TotalEnergies, parmi les majors européennes dont les desks ont capté de forts gains dans les déséquilibres de marché du trimestre .
TotalEnergies a déclaré 5,8 milliards de dollars de résultat net sur les trois premiers mois de 2026, en hausse de 51 % par rapport aux quelque 3,9 milliards du premier trimestre 2025, selon Le Monde . Le journal a indiqué que les résultats du groupe avaient été fortement soutenus par le conflit au Moyen-Orient et par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz à partir du 28 février
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Euronews a aussi cité le bond du résultat de TotalEnergies à 5,8 milliards de dollars comme l’un des signes d’une hausse plus large des profits énergétiques européens liée aux perturbations provoquées par le conflit iranien .
L’épisode a mis en lumière une différence de modèle entre les deux rives de l’Atlantique. Des reportages liés à Reuters indiquent que les desks de BP, Shell et TotalEnergies ont tiré des milliards de dollars de la tension sur l’offre, tandis que Chevron et Exxon ont été moins capables de capitaliser sur la crise .
Statista décrit la crise du détroit d’Ormuz de 2026 comme ayant eu un impact contrasté sur les grandes compagnies pétrolières occidentales : les bénéfices du premier trimestre ont progressé chez les groupes européens, alors qu’ils reculaient chez leurs homologues américains . Le choc n’a donc pas mécaniquement enrichi toutes les majors. Il a surtout favorisé celles qui disposaient d’activités de trading physique plus développées
.
Parler seulement de « profits grâce à la hausse du pétrole » est réducteur. Une hausse simple du brut peut soutenir l’ensemble des producteurs. Un marché fragmenté, lui, avantage les entreprises capables d’arbitrer, de réacheminer et de gérer le risque entre plusieurs régions .
C’est pourquoi l’avance européenne tient moins à une production accrue qu’à la maîtrise de l’optionnalité : savoir où envoyer les cargaisons, quand les vendre et comment exploiter les écarts de prix sans se faire piéger par la volatilité .
Cette dimension explique aussi la controverse politique. Euronews a rapporté que l’envolée des profits de l’énergie avait relancé en Europe les appels à des taxes sur les bénéfices exceptionnels, tandis qu’EUobserver a replacé la hausse des profits de Shell dans ce débat . Lorsque des gains sont liés à une volatilité provoquée par la guerre plutôt qu’à une activité ordinaire, ils deviennent politiquement plus inflammables
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BP, Shell et TotalEnergies ont profité du choc pétrolier lié à la guerre en Iran parce que la volatilité elle-même est devenue un actif négociable. Leurs salles de marché, leur information commerciale et leur puissance logistique leur ont permis d’exploiter les pénuries régionales et les écarts de prix quand les flux habituels se sont grippés .
Le baril plus cher a aidé. Mais le véritable avantage compétitif a été la capacité de faire bouger les barils plus vite, plus souplement et plus efficacement que les rivaux dans un système mondial perturbé .
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La manne du premier trimestre 2026 a été autant, voire davantage, une histoire de trading que de production : des comptes rapportés par Reuters estiment à au moins 2,5 milliards de dollars les gains cumulés des desks...
La manne du premier trimestre 2026 a été autant, voire davantage, une histoire de trading que de production : des comptes rapportés par Reuters estiment à au moins 2,5 milliards de dollars les gains cumulés des desks... Le vrai levier a été la flexibilité physique : réorienter des cargaisons, fournir les marchés les plus tendus et couvrir les risques alors que la perturbation du détroit d’Ormuz provoquait de fortes variations du brut...
Les résultats l’illustrent : BP a annoncé 3,2 milliards de dollars de bénéfice sous jacent au coût de remplacement, Shell 6,9 milliards de résultat ajusté et TotalEnergies 5,8 milliards de résultat net [5][9][11].