Trois courses, trois médailles d’argent et trois records nationaux : aux Jeux asiatiques 2026, Gan Ching Hwee a été la seule nageuse ou le seul nageur de Singapour à monter sur un podium. Derrière ce bilan se trouve une collaboration de plus de dix ans avec Eugene Chia, commencée bien avant que les résultats ne lui donnent raison.
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Un potentiel remarqué à 11 ans
Chia découvre Gan lors d’un stage de natation. Elle a 11 ans et c’est sa technique, plutôt que sa seule vitesse, qui retient son attention. Quelques mois plus tard, il devient son entraîneur. Gan a raconté qu’à l’époque, elle doutait de vouloir poursuivre la natation, tandis que Chia disait à sa mère voir du potentiel en elle.
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Cette confiance s’est accompagnée d’un soutien familial concret : ses parents adaptaient leurs horaires pour la conduire aux entraînements et aux compétitions. Gan a également évoqué la discipline nécessaire pour concilier les séances de natation et l’école.
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Devenue spécialiste des épreuves de fond en nage libre, elle ne s’y limite pas. En février 2026, Chia remarque sa puissance et l’efficacité de sa nage lors d’une série du 400 m quatre nages. Il la met au défi de battre le record national en finale ; elle y parvient. Les sources disponibles ne permettent toutefois pas de raconter un virage précis, décidé par Chia, qui l’aurait fait passer du sprint au fond.
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Une relation qui a aussi demandé du travail
Gan a cité les difficultés d’entraînement pendant la pandémie et les problèmes de communication parmi les épreuves traversées ensemble. Un portrait du duo indique qu’un psychologue du sport les a aidés à mieux communiquer, sans permettre de reconstituer chaque désaccord ni le moment exact où leur dialogue s’est amélioré.
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La confiance acquise apparaît dans leurs propos sur la compétition. Après son 1 500 m des Jeux asiatiques, Gan a expliqué s’être appuyée sur sa préparation avec Chia et l’équipe qui l’entoure pour suivre un plan de course ambitieux. Aux Jeux d’Asie du Sud-Est 2025, elle avait déjà rappelé le conseil de son entraîneur : se faire confiance et nager comme à l’entraînement.
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Chia, lui, ne réduit pas une course à la médaille obtenue. À propos d’un 400 m quatre nages disputé en mars 2026, il mettait l’accent sur l’effort fourni et la bonne exécution de la course. Gan décrivait aussi, après les Championnats du monde 2025, une progression évaluée compétition après compétition, en tenant compte de ses capacités physiques et mentales.
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Les résultats, puis Los Angeles en ligne de mire
Gan a fait ses débuts olympiques à Paris en 2024, où elle a battu le record de Singapour du 1 500 m nage libre en séries et participé au 800 m. Elle a ensuite terminé septième de la finale mondiale du 1 500 m en 2025. Déjà détentrice de 11 titres aux Jeux d’Asie du Sud-Est avant l’édition 2025, elle y a remporté en décembre un troisième titre consécutif sur 400 m nage libre.
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Aux Jeux asiatiques 2026, ses trois médailles d’argent se sont accompagnées de trois records singapouriens : 4 min 06 s 81 sur 400 m, 8 min 26 s 25 sur 800 m et 16 min 00 s 45 sur 1 500 m.
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La prochaine ambition exprimée par Chia est une finale aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Il estime que Gan doit encore progresser en vitesse et dans ses virages ; elle vise, de son côté, le temps de qualification olympique dit « minimum A ». Rien n’est acquis. Leur parcours montre surtout qu’un résultat spectaculaire peut reposer sur des années de confiance, de soutien et d’ajustements.
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