Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa... Dans le détroit d’Ormuz, l’assurance maritime contre le risque de guerre est devenue plus sélect...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How are Gulf takaful (Islamic insurance) operators managing the ongoing Middle East conflict and Strait of Hormuz disruption—with war losses. Article summary: Gulf takaful operators appear insulated from large immediate underwriting losses, but not from a long conflict’s economic and market effects. Their main vulnerability is shifting from claims to investment losses, weaker . Topic tags: general, news, general web, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
Les opérateurs de takaful du Golfe ne sont pas à l’abri des répercussions économiques d’un conflit prolongé au Moyen-Orient. Mais leur principal risque ne réside pas, à ce stade, dans une vague de sinistres sur des contrats ordinaires. Il se situe davantage dans le recul potentiel des revenus financiers, la baisse de valeur des actifs, l’inflation et l’affaiblissement de l’activité régionale — alors que les petits assureurs subissent déjà la concurrence, des règles plus exigeantes et les coûts de la transformation numérique. 20
38
Le takaful est un modèle d’assurance conforme à la charia : les participants mutualisent les risques, au lieu de les transférer à un assureur comme dans le modèle conventionnel. 19 Les garanties classiques ne couvrent généralement pas de manière illimitée la guerre ou les violences politiques. Les risques spécialisés, notamment la guerre maritime, l’aviation et les violences politiques, relèvent de marchés d’assurance et de réassurance spécialisés.
Cette architecture explique l’analyse de référence de Moody’s : l’impact de crédit à court terme sur les assureurs du Golfe devrait être limité, si les perturbations restent relativement brèves et si les liaisons de transport reprennent largement. Les grands groupes diversifiés sont mieux armés pour absorber la volatilité que les opérateurs de moindre taille. 36
38
Il s’agit toutefois d’un scénario central, non d’une garantie. Les assureurs et réassureurs spécialisés, concentrés sur la marine, l’aviation ou les violences politiques, risquent davantage des pertes rares mais très importantes si les hostilités se prolongent ou s’étendent. 37
45
Si le conflit s’installe, la pression se déplacerait de la souscription vers les bilans et l’économie. Les revenus de placement ont davantage contribué aux résultats du takaful en 2025 et au premier semestre 2026, selon les analyses rapportées de Moody’s. Les opérateurs deviennent donc plus sensibles à la faiblesse des rendements et à la baisse des prix des actifs. 20
Les perturbations peuvent aussi toucher l’assurance indirectement :
Moody’s cite explicitement l’affaiblissement de l’activité, la baisse des valeurs d’actifs, l’inflation des sinistres et le ralentissement de la croissance des contributions parmi les principaux risques d’un conflit durable. 20
La perturbation du détroit d’Ormuz a révélé une autre vulnérabilité : la disponibilité et le prix des couvertures maritimes contre le risque de guerre. Au début du conflit, plusieurs assureurs maritimes ont annulé des extensions de garantie pour les navires opérant dans les eaux iraniennes, le Golfe et les eaux voisines. Reuters rapportait alors des dégâts sur des pétroliers, la mort d’un marin et des navires bloqués autour du détroit. 1
Le marché n’a pas pour autant cessé d’exister. La Lloyd’s Market Association a ensuite indiqué que la couverture de guerre restait disponible sur le marché du Lloyd’s et des compagnies londoniennes, tout en précisant qu’un petit nombre de garanties P&I — protection et indemnisation — à prime fixe pour des affréteurs avaient été annulées. 7 Dans les faits, la couverture est devenue plus sélective, plus coûteuse et plus dépendante des capacités spécialisées.
La revalorisation est spectaculaire : avant le conflit, le tarif du risque de guerre sur la coque pour un transit par Ormuz se situait autour de 0,15 % à 0,25 % de la valeur du navire ; des cotations ultérieures ont été rapportées entre 3 % et 10 %. 3 Howden Re a indiqué que les couvertures annuelles de guerre avaient été retirées pour les risques de coque et de cargaison dans le Golfe, au profit d’une souscription voyage par voyage.
13
Pour les armateurs et propriétaires de cargaisons, cela implique des coûts de voyage plus élevés, des délais de décision plus courts et moins de certitude d’obtenir une offre à un prix acceptable. Pour les opérateurs locaux de takaful, l’enjeu est surtout de contrôler strictement les expositions et de conserver l’accès à la réassurance internationale, plutôt que de faire face à une vaste catégorie de sinistres sur les contrats ordinaires.
La prévision de Moody’s d’une croissance mondiale modérée du takaful au cours des deux à trois prochaines années repose sur des moteurs structurels, et non sur l’hypothèse d’un environnement géopolitique apaisé. Parmi eux figurent l’expansion économique, les assurances obligatoires, les dépenses de santé et l’inclusion financière. 20
Ces facteurs élargissent la base des personnes assurées :
La Malaisie offre un exemple concret. Le Financial Sector Blueprint 2022–2026 de Bank Negara Malaysia, la banque centrale du pays, vise pour 2026 un taux de pénétration de l’assurance et du takaful de 4,8 % à 5,0 % du PIB, ainsi qu’un doublement du nombre de souscripteurs à la microassurance et au microtakaful. 17
Ces soutiens structurels n’effacent pas les tensions de court terme. En Malaisie, le secteur reste confronté à l’inflation médicale, à des rendements de placement plus faibles et à une consommation moins soutenue. 22 L’enjeu est donc la résilience, pas l’immunité.
Le conflit s’ajoute à des difficultés antérieures : vive concurrence sur les prix, hausse des sinistres, inflation des dépenses médicales, obligations de conformité et coûts fixes liés aux données, à la cybersécurité et à la distribution numérique. Les grands opérateurs peuvent répartir ces coûts sur une clientèle plus large, négocier plus efficacement leur réassurance et diversifier davantage leurs portefeuilles.
En Arabie saoudite, le passage à un cadre de capital fondé sur les risques et de solvabilité économique à partir de janvier 2027 devrait accroître la pression sur la solvabilité et renforcer la consolidation. 21 Moody’s lie également l’amélioration durable du marché à une meilleure discipline de souscription, à une diversification au-delà de l’automobile et de la santé, ainsi qu’à de nouveaux rapprochements entre acteurs.
18
La durée du conflit sera décisive. Une perturbation brève pourrait laisser aux opérateurs de takaful du Golfe une exposition directe aux sinistres gérable. Un conflit plus long ou plus étendu testerait simultanément les portefeuilles de placements, l’activité économique, le coût des sinistres et les réserves de capital. 20
38
Pour les opérateurs, les investisseurs et les assurés, les signaux les plus utiles seront la disponibilité et le prix des couvertures maritimes spécialisées, l’évolution de la valeur des actifs et des revenus de placement, l’inflation des sinistres, ainsi que la capacité des petits assureurs à assumer des exigences réglementaires et technologiques croissantes sans fusionner ni lever de nouveaux capitaux.
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Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa...
Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa... Dans le détroit d’Ormuz, l’assurance maritime contre le risque de guerre est devenue plus sélective et beaucoup plus chère : les tarifs de coque rapportés sont passés d’environ 0,15 %–0,25 % de la valeur du navire à 3...
Moody’s prévoit néanmoins une croissance mondiale modérée du takaful sur deux à trois ans, portée par les assurances obligatoires, la santé et l’inclusion financière, tandis que les coûts réglementaires et technologiq...
Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa... Dans le détroit d’Ormuz, l’assurance maritime contre le risque de guerre est devenue plus sélect...
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Les opérateurs de takaful du Golfe ne sont pas à l’abri des répercussions économiques d’un conflit prolongé au Moyen-Orient. Mais leur principal risque ne réside pas, à ce stade, dans une vague de sinistres sur des contrats ordinaires. Il se situe davantage dans le recul potentiel des revenus financiers, la baisse de valeur des actifs, l’inflation et l’affaiblissement de l’activité régionale — alors que les petits assureurs subissent déjà la concurrence, des règles plus exigeantes et les coûts de la transformation numérique. 20
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Le takaful est un modèle d’assurance conforme à la charia : les participants mutualisent les risques, au lieu de les transférer à un assureur comme dans le modèle conventionnel. 19 Les garanties classiques ne couvrent généralement pas de manière illimitée la guerre ou les violences politiques. Les risques spécialisés, notamment la guerre maritime, l’aviation et les violences politiques, relèvent de marchés d’assurance et de réassurance spécialisés.
Cette architecture explique l’analyse de référence de Moody’s : l’impact de crédit à court terme sur les assureurs du Golfe devrait être limité, si les perturbations restent relativement brèves et si les liaisons de transport reprennent largement. Les grands groupes diversifiés sont mieux armés pour absorber la volatilité que les opérateurs de moindre taille. 36
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Il s’agit toutefois d’un scénario central, non d’une garantie. Les assureurs et réassureurs spécialisés, concentrés sur la marine, l’aviation ou les violences politiques, risquent davantage des pertes rares mais très importantes si les hostilités se prolongent ou s’étendent. 37
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Si le conflit s’installe, la pression se déplacerait de la souscription vers les bilans et l’économie. Les revenus de placement ont davantage contribué aux résultats du takaful en 2025 et au premier semestre 2026, selon les analyses rapportées de Moody’s. Les opérateurs deviennent donc plus sensibles à la faiblesse des rendements et à la baisse des prix des actifs. 20
Les perturbations peuvent aussi toucher l’assurance indirectement :
Moody’s cite explicitement l’affaiblissement de l’activité, la baisse des valeurs d’actifs, l’inflation des sinistres et le ralentissement de la croissance des contributions parmi les principaux risques d’un conflit durable. 20
La perturbation du détroit d’Ormuz a révélé une autre vulnérabilité : la disponibilité et le prix des couvertures maritimes contre le risque de guerre. Au début du conflit, plusieurs assureurs maritimes ont annulé des extensions de garantie pour les navires opérant dans les eaux iraniennes, le Golfe et les eaux voisines. Reuters rapportait alors des dégâts sur des pétroliers, la mort d’un marin et des navires bloqués autour du détroit. 1
Le marché n’a pas pour autant cessé d’exister. La Lloyd’s Market Association a ensuite indiqué que la couverture de guerre restait disponible sur le marché du Lloyd’s et des compagnies londoniennes, tout en précisant qu’un petit nombre de garanties P&I — protection et indemnisation — à prime fixe pour des affréteurs avaient été annulées. 7 Dans les faits, la couverture est devenue plus sélective, plus coûteuse et plus dépendante des capacités spécialisées.
La revalorisation est spectaculaire : avant le conflit, le tarif du risque de guerre sur la coque pour un transit par Ormuz se situait autour de 0,15 % à 0,25 % de la valeur du navire ; des cotations ultérieures ont été rapportées entre 3 % et 10 %. 3 Howden Re a indiqué que les couvertures annuelles de guerre avaient été retirées pour les risques de coque et de cargaison dans le Golfe, au profit d’une souscription voyage par voyage.
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Pour les armateurs et propriétaires de cargaisons, cela implique des coûts de voyage plus élevés, des délais de décision plus courts et moins de certitude d’obtenir une offre à un prix acceptable. Pour les opérateurs locaux de takaful, l’enjeu est surtout de contrôler strictement les expositions et de conserver l’accès à la réassurance internationale, plutôt que de faire face à une vaste catégorie de sinistres sur les contrats ordinaires.
La prévision de Moody’s d’une croissance mondiale modérée du takaful au cours des deux à trois prochaines années repose sur des moteurs structurels, et non sur l’hypothèse d’un environnement géopolitique apaisé. Parmi eux figurent l’expansion économique, les assurances obligatoires, les dépenses de santé et l’inclusion financière. 20
Ces facteurs élargissent la base des personnes assurées :
La Malaisie offre un exemple concret. Le Financial Sector Blueprint 2022–2026 de Bank Negara Malaysia, la banque centrale du pays, vise pour 2026 un taux de pénétration de l’assurance et du takaful de 4,8 % à 5,0 % du PIB, ainsi qu’un doublement du nombre de souscripteurs à la microassurance et au microtakaful. 17
Ces soutiens structurels n’effacent pas les tensions de court terme. En Malaisie, le secteur reste confronté à l’inflation médicale, à des rendements de placement plus faibles et à une consommation moins soutenue. 22 L’enjeu est donc la résilience, pas l’immunité.
Le conflit s’ajoute à des difficultés antérieures : vive concurrence sur les prix, hausse des sinistres, inflation des dépenses médicales, obligations de conformité et coûts fixes liés aux données, à la cybersécurité et à la distribution numérique. Les grands opérateurs peuvent répartir ces coûts sur une clientèle plus large, négocier plus efficacement leur réassurance et diversifier davantage leurs portefeuilles.
En Arabie saoudite, le passage à un cadre de capital fondé sur les risques et de solvabilité économique à partir de janvier 2027 devrait accroître la pression sur la solvabilité et renforcer la consolidation. 21 Moody’s lie également l’amélioration durable du marché à une meilleure discipline de souscription, à une diversification au-delà de l’automobile et de la santé, ainsi qu’à de nouveaux rapprochements entre acteurs.
18
La durée du conflit sera décisive. Une perturbation brève pourrait laisser aux opérateurs de takaful du Golfe une exposition directe aux sinistres gérable. Un conflit plus long ou plus étendu testerait simultanément les portefeuilles de placements, l’activité économique, le coût des sinistres et les réserves de capital. 20
38
Pour les opérateurs, les investisseurs et les assurés, les signaux les plus utiles seront la disponibilité et le prix des couvertures maritimes spécialisées, l’évolution de la valeur des actifs et des revenus de placement, l’inflation des sinistres, ainsi que la capacité des petits assureurs à assumer des exigences réglementaires et technologiques croissantes sans fusionner ni lever de nouveaux capitaux.
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Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa...
Le risque immédiat pour les opérateurs de takaful du Golfe paraît limité dans le scénario de référence, mais une guerre prolongée pourrait dégrader les actifs, alimenter l’inflation des sinistres et freiner la croissa... Dans le détroit d’Ormuz, l’assurance maritime contre le risque de guerre est devenue plus sélective et beaucoup plus chère : les tarifs de coque rapportés sont passés d’environ 0,15 %–0,25 % de la valeur du navire à 3...
Moody’s prévoit néanmoins une croissance mondiale modérée du takaful sur deux à trois ans, portée par les assurances obligatoires, la santé et l’inclusion financière, tandis que les coûts réglementaires et technologiq...