Cette confiance s’est rapidement propagée aux valeurs technologiques asiatiques, notamment aux entreprises intégrées dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des semi‑conducteurs.
Les fabricants de puces et les entreprises liées à l’écosystème de l’IA ont été parmi les plus fortes hausses en Asie.
En Corée du Sud, plusieurs sociétés clés de la chaîne mondiale des semi‑conducteurs ont bondi. Les actions de Samsung Electronics ont progressé fortement, tandis que le fabricant de mémoire SK Hynix a gagné plus de 11 % durant le mouvement de hausse.
Cette réaction reflète le rôle central de l’Asie dans l’industrie mondiale des semi‑conducteurs. De nombreuses entreprises de la région produisent des mémoires avancées, des équipements de fabrication de puces ou des composants indispensables aux infrastructures d’intelligence artificielle.
Lorsque les dépenses dans les centres de données et l’IA augmentent, ces entreprises sont souvent parmi les premières à en bénéficier.
La vigueur des valeurs technologiques s’est directement traduite par une hausse des principaux indices boursiers.
Au Japon, l’indice Nikkei 225 a progressé de 3,14 % pour atteindre 61 684,14 points, soit sa plus forte hausse quotidienne depuis deux semaines. L’indice plus large Topix a également avancé, signe d’un mouvement d’achat étendu sur le marché japonais.
En Corée du Sud, le Kospi a signé l’une des meilleures performances régionales, bondissant d’environ 8,4 % lors de la séance, stimulé par la forte demande pour les actions technologiques.
La progression du Kospi a aussi été soutenue par un facteur local : la suspension d’un projet de grève chez Samsung Electronics après des négociations avec le syndicat, ce qui a réduit l’incertitude autour de l’une des plus grandes entreprises du marché coréen.
Les évolutions géopolitiques ont également joué un rôle important dans la hausse des marchés.
Les investisseurs ont réagi positivement aux informations selon lesquelles l’Iran examinait une proposition américaine visant à mettre fin aux hostilités. Cette perspective de désescalade a contribué à calmer les marchés de l’énergie.
La conséquence immédiate a été une baisse des prix du pétrole, un facteur généralement favorable aux marchés actions pour plusieurs raisons :
Avec un pétrole en recul, l’appétit pour le risque s’est amélioré et les capitaux sont revenus vers les actions, y compris en Asie.
Les marchés asiatiques ont aussi profité de la dynamique venue des États‑Unis. À Wall Street, les valeurs technologiques avaient déjà progressé avant la publication des résultats de Nvidia, créant un climat favorable pour les marchés mondiaux.
Étant donné l’interconnexion des chaînes d’approvisionnement technologiques, les performances des grandes entreprises américaines de l’IA ont souvent un impact immédiat sur les fabricants asiatiques de puces, d’équipements et de composants électroniques.
Au‑delà de ce mouvement de court terme, la hausse récente souligne un phénomène plus large : l’intelligence artificielle est devenue l’un des principaux moteurs des marchés boursiers mondiaux.
Les résultats de Nvidia sont perçus comme un signal que les entreprises continuent d’investir massivement dans les infrastructures d’IA. Une grande partie de ces investissements bénéficie directement aux fabricants de semi‑conducteurs et aux entreprises technologiques asiatiques.
Mais les facteurs macroéconomiques restent déterminants : l’évolution des prix de l’énergie, les tensions géopolitiques et les perspectives de taux d’intérêt peuvent rapidement influencer le sentiment des investisseurs.
Lorsque l’optimisme technologique et l’amélioration du contexte macroéconomique se combinent — comme dans ce rallye — l’effet peut être puissant et entraîner une hausse généralisée des marchés.