Ce que l’on peut soutenir avec davantage de solidité, c’est que les modèles d’image d’OpenAI ont progressé sur le rendu du texte et le suivi des consignes. OpenAI décrit GPT‑4o image generation comme capable de rendre du texte avec précision, de suivre précisément les prompts et d’utiliser le contexte de conversation. Le guide gpt-image-1.5 montre aussi des exemples de prompts avec contraintes, notamment l’instruction de n’inclure qu’un texte de packaging donné, mot pour mot.
Mais il y a un écart important entre « rendre correctement quelques mots » et « produire une page complexe, dense, exacte et publiable ».
| Cas d’usage | Usage raisonnable aujourd’hui | Pourquoi rester prudent |
|---|---|---|
| Infographie | Bonne piste pour une maquette, surtout avec peu de texte et de gros libellés | OpenAI met en avant des progrès sur le rendu du texte, mais des discussions communautaires signalent encore des erreurs de texte et des infographies coupées en bas. |
| Slide de présentation | Utile pour chercher une direction visuelle en 16:9, une couverture ou une structure de page | Les sources liées aux présentations portent surtout sur l’extraction/résumé de fichiers de slides ou sur un outil du GPT Store, pas sur une évaluation de GPT Image 2 comme générateur fiable de slides finales. |
| Page de BD | Utile pour storyboard, cadrage, ambiance, poses, placement approximatif des bulles | Les sources OpenAI disponibles ici ne donnent pas de benchmark direct sur les planches multi-cases, les bulles et les longs dialogues lisibles. |
Les sources OpenAI disponibles donnent de bonnes raisons de tester la génération d’images contenant du texte. GPT‑4o image generation est présenté par OpenAI comme performant pour le rendu précis du texte et le suivi des prompts. Les ressources développeurs d’OpenAI sur les prompts d’image montrent qu’il est possible de guider plus finement la sortie avec des consignes claires, des contraintes et du texte imposé.
Ces éléments sont utiles pour créer des visuels avec titres, étiquettes ou courts blocs textuels. Ils ne constituent pas pour autant une garantie de résultat sur des compositions plus difficiles : plusieurs colonnes, légendes, axes de graphique, notes de bas de page, petits caractères, bulles de dialogue ou ordres de lecture.
Un site tiers affirme que GPT Image 2 atteindrait plus de 95 % de précision dans le rendu du texte et rendrait les images avec texte intégré véritablement prêtes pour la production. Dans les sources vérifiables ici, on ne voit toutefois pas de benchmark officiel OpenAI correspondant, avec jeu de test, méthodologie et répartition des erreurs. Ce chiffre ne doit donc pas être présenté comme un fait établi.
Autre point de vigilance : une autre source tierce inscrit GPT Image 2 dans un récit de prochains modèles OpenAI en 2026, tandis que la page OpenAI Developer Community citée plus haut affiche au contraire un signal « available today » pour gpt-image-2. Ce décalage illustre bien le problème : les contenus trouvés en recherche autour de GPT Image 2 doivent être vérifiés source par source, surtout lorsqu’ils promettent une fiabilité de production.
Une infographie réussie ne se résume pas à une belle composition. Elle doit aussi respecter les chiffres, les libellés, les légendes, les noms propres, l’ordre des étapes et les marges. C’est précisément là que les images générées peuvent être trompeuses : le visuel semble convaincant au premier regard, mais une faute, un chiffre inversé ou une ligne coupée change le message.
Des discussions sur la communauté OpenAI font état de problèmes d’orthographe et de rendu de texte dans une infographie scientifique, ainsi que d’un cas où une infographie générée avec ChatGPT 4o était coupée en bas. Ces exemples ne prouvent pas que GPT Image 2 échoue toujours. Ils suffisent en revanche à justifier une règle simple : aucune infographie destinée à être publiée ne devrait sortir sans contrôle qualité.
C’est encore plus vrai pour les contenus pédagogiques, médicaux, financiers, juridiques, commerciaux ou de marque. Dans ces contextes, une image belle mais textuellement fausse n’est pas un gain de productivité : c’est un risque.
Pour une présentation, GPT Image 2 peut être intéressant au début du travail : explorer une ambiance, un style d’icônes, un rapport image/texte, une page de couverture ou une structure en trois blocs. Mais une slide finale doit souvent rester modifiable : titre, intertitres, notes, logo, chiffres, traduction, déclinaisons de format.
Les sources disponibles ne démontrent pas que GPT Image 2 génère de manière fiable des slides finales. L’une des discussions OpenAI Developer Community porte sur l’extraction et le résumé de texte à partir de fichiers de présentation ou de PDF de slides ; une autre source décrit un outil « Presentation and Slides Creator » du GPT Store, sans constituer un test de performance de GPT Image 2 comme moteur de génération de slides prêtes à diffuser.
La règle pratique est donc claire : utilisez l’image générée comme maquette visuelle, puis recomposez le texte final dans PowerPoint, Keynote, Figma, Canva ou un autre outil où les calques de texte restent éditables.
Une planche de BD ajoute encore une couche de difficulté : nombre de cases, continuité des personnages, sens de lecture, cadrage, bulles, typographie, taille des caractères et cohérence des dialogues. Les sources OpenAI vérifiables ici ne fournissent pas d’évaluation directe de GPT Image 2 sur des planches multi-cases avec dialogues longs et toujours lisibles.
L’usage le plus sûr consiste à séparer les tâches. L’IA peut proposer le storyboard, les poses, les décors, les expressions et l’emplacement approximatif des bulles. Le texte final — surtout s’il doit être traduit, relu ou adapté en plusieurs formats — devrait être ajouté ensuite dans un calque éditable.
Pour intégrer GPT Image 2 dans une production sérieuse, mieux vaut adopter un workflow en deux couches.
Cette approche reste cohérente avec les ressources d’OpenAI qui insistent sur des prompts clairs, des contraintes explicites et de bonnes pratiques pour améliorer les résultats, sans transformer le texte pixellisé d’une image en vérité définitive.
L’objectif d’un bon prompt n’est pas d’être spectaculaire. Il est de réduire les occasions d’erreur : peu de mots, grands caractères, marges suffisantes, pas de texte ajouté par surprise. Même avec ces contraintes, une relecture reste indispensable ; le guide gpt-image-1.5 illustre justement l’usage de contraintes pour limiter le texte et imposer une formulation exacte.
Maquette d’infographie
Créer une maquette d’infographie au format 16:9. Utiliser seulement cinq grands libellés, chacun de quatre mots maximum. Prévoir de larges marges. Ne pas utiliser de petits caractères, de longs paragraphes, de tableaux complexes ni de notes. Tous les textes doivent être horizontaux, simples et lisibles. Ne pas ajouter d’autre texte.
Maquette de slide
Créer une maquette visuelle de présentation au format 16:9, avec une zone de grand titre, trois cartes de points clés et un espace vide en bas. Le texte doit servir uniquement de placeholder. Le texte final sera ajouté plus tard dans un outil de présentation. Éviter les petits caractères, les notes et les paragraphes denses.
Storyboard de BD
Créer une planche de storyboard en quatre cases. Se concentrer sur les personnages, les décors, les cadrages, les émotions et l’emplacement des bulles. Dans les bulles, utiliser seulement de très courts textes de placeholder, par exemple Bonjour ou On y va. Les dialogues finaux seront ajoutés ensuite dans un calque de texte éditable.
Une formulation prudente serait :
GPT Image 2 peut aider à générer des brouillons visuels contenant des éléments textuels, par exemple des concepts d’infographies, des mises en page de présentation ou des storyboards de BD. Les sources OpenAI disponibles indiquent des progrès dans le rendu du texte et le suivi des consignes ; pour les textes longs, les petits caractères, les informations denses et les supports destinés à être publiés, il reste recommandé de conserver des calques de texte éditables et d’effectuer une relecture humaine.
À éviter : « GPT Image 2 génère toujours des infographies, slides et pages de BD avec un texte parfaitement lisible et prêt à publier. » Cette promesse dépasse ce que les sources disponibles permettent d’établir.
GPT Image 2 est prometteur pour accélérer l’idéation visuelle. Il ne doit pas être traité comme un moteur de mise en page sans contrôle. Les sources vérifiables soutiennent trois points : il existe un signal de disponibilité autour de gpt-image-2, les modèles d’image d’OpenAI progressent sur le rendu du texte et le suivi des prompts, et des problèmes concrets de texte ou de découpe peuvent encore apparaître dans des usages de type infographie.
La meilleure pratique reste donc simple : faire générer la direction visuelle par l’IA, garder les textes importants dans des calques éditables, puis relire avant publication. Pour un concept, cela peut faire gagner beaucoup de temps. Pour un livrable final, il faut encore un œil humain.