Si votre priorité est de faire lire un très grand contexte, de travailler sur une base de code volumineuse ou de faire tourner des boucles agentiques longues, Claude Opus 4.7 est particulièrement intéressant. Anthropic met en avant sa fenêtre de contexte de 1 million de tokens et sa fonctionnalité bêta task budgets, qui donne au modèle un objectif approximatif de tokens pour l’ensemble d’une boucle d’agent.
Cette comparaison s’appuie sur des documents officiels, pages de prix, documentation technique et articles de presse. Ce n’est pas un banc d’essai indépendant réalisé à conditions strictement identiques ; il vaut donc mieux raisonner par cas d’usage que chercher un vainqueur absolu.
| Critère | GPT-5.5 | Claude Opus 4.7 |
|---|---|---|
| Annonce | La page d’annonce d’OpenAI est datée du 23 avril 2026. | La page d’Anthropic présente Claude Opus 4.7 comme un nouveau modèle du 16 avril 2026. |
| Positionnement | Modèle orienté travail complexe : code, recherche en ligne, analyse, documents, tableurs et passage entre plusieurs outils. | Modèle de raisonnement hybride pour le codage et les agents IA, avec fenêtre de contexte de 1 million de tokens. |
| Consignes courtes | Bloomberg souligne sa capacité à traiter des tâches avec des instructions limitées. | L’élément différenciant mis en avant dans la documentation concerne surtout les longues boucles agentiques via task budgets. |
| Long contexte | The New Stack rapporte une fenêtre de contexte de 1 million de tokens dans l’API, et de 400 000 tokens dans Codex. | Anthropic indique officiellement une fenêtre de contexte de 1 million de tokens. |
| Codage | OpenAI inclut l’écriture de code dans les usages visés, et Bloomberg rapporte que Greg Brockman juge le modèle très performant en codage. | Anthropic affirme qu’Opus 4.7 améliore les performances en codage, vision et tâches complexes en plusieurs étapes. |
| Agents et outils | OpenAI décrit GPT-5.5 comme capable de travailler à travers plusieurs outils. | Les task budgets couvrent l’ensemble d’une boucle agentique : raisonnement, appels d’outils, résultats d’outils et sortie finale. |
| Prix API affichés | La page de prix OpenAI indique 5,00 $ par million de tokens en entrée et 0,50 $ par million de tokens d’entrée mis en cache ; The New Stack rapporte 30 $ par million de tokens en sortie. | CloudPrice et OpenRouter affichent Claude Opus 4.7 à 5 $ par million de tokens en entrée et 25 $ par million de tokens en sortie. |
GPT-5.5 paraît surtout adapté aux situations où le brief n’est pas parfaitement découpé en sous-tâches. Autrement dit : vous ne voulez pas seulement une réponse, vous voulez que le modèle comprenne le travail, l’organise et le fasse avancer. Bloomberg le présente justement comme capable de traiter des tâches avec peu d’instructions.
Son terrain naturel est le travail hybride : chercher des informations, les comparer, écrire ou corriger du code, produire une note, remplir un tableau, préparer une synthèse. La fiche système d’OpenAI cite explicitement le code, la recherche en ligne, l’analyse d’informations, la création de documents et de feuilles de calcul, ainsi que le passage entre plusieurs outils.
Dans une équipe produit, data, juridique ou développement, cela correspond à des demandes du type : analyser un sujet, repérer les points clés, proposer une structure, générer un brouillon exploitable, puis produire un tableau ou un bout de code associé. Le critère à regarder n’est donc pas seulement la qualité d’une réponse isolée, mais la capacité à garder le fil d’un travail complet.
Claude Opus 4.7 se démarque d’abord par sa fenêtre de contexte de 1 million de tokens, officiellement mise en avant par Anthropic. Pour des cahiers des charges longs, des dossiers techniques volumineux, des historiques de tickets ou des revues de code multi-fichiers, cette capacité à absorber beaucoup de contexte peut devenir décisive.
L’autre point important est task budgets, actuellement en bêta. Selon la documentation d’Anthropic, un task budget donne à Claude une estimation du nombre de tokens à viser pour toute une boucle agentique, en incluant le raisonnement, les appels d’outils, les résultats des outils et la réponse finale. Le modèle voit un compte à rebours et s’en sert pour prioriser son travail afin de terminer proprement à mesure que le budget se consomme.
Claude Opus 4.7 est donc à évaluer en priorité lorsque le problème n’est pas seulement de répondre à une question, mais de lire un grand corpus, planifier plusieurs étapes, appeler des outils et aller jusqu’à une sortie finalisée. Anthropic indique aussi qu’Opus 4.7 apporte de meilleures performances en codage, en vision et dans les tâches complexes en plusieurs étapes.
Les deux modèles revendiquent de fortes capacités en développement. GPT-5.5 inclut explicitement l’écriture de code dans ses usages cibles, et Bloomberg rapporte que Greg Brockman a souligné ses performances en codage. Claude Opus 4.7, de son côté, est présenté par Anthropic comme un modèle de raisonnement hybride pour le codage et les agents IA.
Pour choisir, regardez ce qui entoure le code :
task budgets.Les tokens sont les unités de texte utilisées pour la facturation et le contexte. Côté GPT-5.5, la page de prix d’OpenAI indique 5,00 $ par million de tokens en entrée et 0,50 $ par million de tokens d’entrée mis en cache. The New Stack rapporte de son côté un prix API de 5 $ par million de tokens en entrée, 30 $ par million en sortie, ainsi qu’une fenêtre de contexte de 1 million de tokens dans l’API.
Pour Claude Opus 4.7, CloudPrice et OpenRouter affichent 5 $ par million de tokens en entrée et 25 $ par million de tokens en sortie. Sur le papier, l’entrée est donc au même niveau, tandis que la sortie affichée est plus basse pour Claude Opus 4.7 dans ces sources.
Mais le coût réel d’un workflow ne dépend pas seulement du tarif entrée-sortie. La documentation de prix de l’API OpenAI liste aussi des coûts pour la recherche web, les conteneurs et la recherche dans les fichiers. Dans un agent, il faut également compter les appels d’outils, les résultats renvoyés, les sorties intermédiaires et les éventuelles relances. C’est précisément ce type de boucle complète que les task budgets de Claude Opus 4.7 cherchent à encadrer en tokens.
Pour comparer correctement, mesurez au minimum : tokens d’entrée, tokens de sortie, cache, appels de recherche, traitement de fichiers, conteneurs, nombre d’itérations agentiques et nombre de relances après échec.
OpenAI et Anthropic ne vendent pas exactement la même promesse. GPT-5.5 est présenté comme un modèle pour exécuter du travail réel complexe à travers plusieurs outils. Claude Opus 4.7 est présenté comme un modèle pour le codage, les agents IA et les longs contextes. Ce sont deux angles proches, mais pas identiques.
Il faut aussi éviter de conclure que Claude Opus 4.7 serait automatiquement le modèle Anthropic le plus puissant pour tous les usages. CNBC rapporte qu’Anthropic le décrit comme amélioré par rapport aux modèles précédents, mais moins largement capable que Claude Mythos Preview.
task budgets et vérifiez si le modèle termine dans le budget sans se disperser.GPT-5.5 est le choix le plus naturel si vous cherchez un modèle d’exécution généraliste capable de transformer une consigne courte en travail structuré : recherche, analyse, code, documents et outils.
Claude Opus 4.7 est particulièrement intéressant si votre priorité est le long contexte, le codage sur de grands ensembles, les tâches multi-étapes et l’orchestration d’agents IA.
En pratique, la décision la plus solide consiste à les considérer ainsi : GPT-5.5 comme modèle d’exécution de travail, Claude Opus 4.7 comme modèle de long contexte et d’agents, puis à les comparer sur un petit échantillon représentatif de vos propres tâches.