| Type de travail | Modèle à essayer d’abord | Ce que disent les chiffres publics | À garder en tête |
|---|---|---|---|
| Correction de code dans un dépôt, résolution de bug, passage des tests | Claude Opus 4.7 | Anthropic met en avant 64,3 % sur SWE-bench Pro, et un comparatif repris dans la presse donne 58,6 % pour GPT-5.5 contre 64,3 % pour Claude Opus 4.7. | SWE-bench existe en plusieurs variantes et les fournisseurs peuvent mettre l’accent sur les métriques qui les avantagent. |
| Agent de développement en ligne de commande | GPT-5.5 | Dans le tableau Terminal-Bench 2.0 rapporté par VentureBeat, GPT-5.5 obtient 82,7 contre 69,4 pour Claude Opus 4.7. | Terminal-Bench 2.0 mesure surtout la planification, l’itération et la coordination d’outils en ligne de commande, pas toute la qualité logicielle. |
| Navigation, recherche et appels d’outils mélangés au développement | À tester au cas par cas | OpenAI indique GPT-5.5 devant sur BrowseComp, 84,4 % contre 79,3 %, mais derrière Claude Opus 4.7 sur MCP Atlas, 75,3 % contre 79,1 %. | Ces tests ne sont pas des benchmarks de code à proprement parler. |
| Boucles agentiques longues, avec budget et priorisation | Claude Opus 4.7 mérite d’être inclus | Anthropic décrit Opus 4.7 comme son modèle généralement disponible le plus capable pour le raisonnement complexe et l’agentic coding. | Le résultat dépend fortement du harnais de test, du prompt, des droits d’accès et de l’environnement. |
Claude Opus 4.7 est le candidat naturel lorsque l’objectif ressemble à une intervention classique d’ingénierie logicielle : lire un échec de test, comprendre la cause, modifier peu de fichiers et produire un diff assez propre pour une pull request. Le signal le plus direct vient de SWE-bench Pro : Anthropic revendique 64,3 % pour Opus 4.7, et un comparatif publié donne 58,6 % pour GPT-5.5 contre 64,3 % pour Claude Opus 4.7 sur ce même indicateur.
Ce positionnement correspond aussi à la manière dont Anthropic présente son modèle. Dans ses notes de publication du 16 avril 2026, l’entreprise décrit Claude Opus 4.7 comme son modèle généralement disponible le plus capable pour le raisonnement complexe et le codage agentique.
Le modèle ajoute également des mécanismes conçus pour des tâches longues. La fonction bêta task budgets permet de donner à Claude un objectif approximatif en tokens pour toute une boucle agentique, en incluant le raisonnement interne, les appels d’outils, les résultats d’outils et la réponse finale ; le modèle voit un compte à rebours et ajuste ses priorités au fil de la tâche. Anthropic indique aussi que les utilisateurs d’Opus 4.7 sont désormais réglés par défaut sur l’effort xhigh.
En pratique, Claude Opus 4.7 est donc à évaluer en premier pour :
La nuance est importante : cela ne signifie pas que Claude domine tout ce que l’on appelle codage. Les familles SWE-bench ont plusieurs variantes, et il faut rester attentif au choix des métriques mises en avant par chaque fournisseur.
GPT-5.5 marque surtout des points quand le développement se fait comme une succession d’actions dans un terminal : exécuter une commande, lire la sortie, diagnostiquer, relancer un test, changer de piste. Sur Terminal-Bench 2.0, VentureBeat rapporte 82,7 pour GPT-5.5 contre 69,4 pour Claude Opus 4.7.
Ce score est intéressant parce que Terminal-Bench 2.0 ne se limite pas à demander un extrait de code. Le benchmark est présenté comme une simulation de flux de travail complexes en ligne de commande, exigeant planification, itérations et coordination d’outils. C’est proche d’un agent qui manipule réellement un environnement de développement, même si cela ne remplace pas une revue de patch.
GPT-5.5 mérite donc d’être testé en premier pour :
Là encore, le raccourci serait trompeur : un bon score Terminal-Bench 2.0 ne prouve pas que le modèle produira toujours le meilleur correctif fusionnable. La compétence CLI et la qualité finale du patch se recoupent, mais ne sont pas la même chose.
Pour les usages qui mélangent navigation, recherche et appels d’outils, les résultats sont plus équilibrés. Dans la présentation d’OpenAI, GPT-5.5 est devant Claude Opus 4.7 sur BrowseComp, 84,4 % contre 79,3 %. Sur MCP Atlas, c’est l’inverse : GPT-5.5 est à 75,3 % et Claude Opus 4.7 à 79,1 %.
Autrement dit, la catégorie très large modèle qui utilise des outils n’aide pas beaucoup à trancher. Il faut distinguer un assistant qui cherche de l’information, un agent qui pilote un terminal local, et un système qui modifie une base de code sous contraintes de tests.
1. Confondre classement général et classement de codage. BenchLM affiche par exemple GPT-5.4 à 88 points et Claude Opus 4.7 à 86 points dans un classement global, mais ce n’est pas GPT-5.5 et ce n’est pas une évaluation dédiée au développement logiciel.
2. Transformer SWE-bench Pro en verdict universel. C’est un indicateur utile pour des tâches de correctif, mais SWE-bench a plusieurs variantes et les fournisseurs peuvent sélectionner les chiffres les plus favorables à leur récit.
3. Lire Terminal-Bench comme un test de qualité de code. Terminal-Bench 2.0 renseigne surtout sur la capacité à planifier, itérer et coordonner des outils dans la ligne de commande. La question de savoir si un mainteneur fusionnerait le patch reste à vérifier séparément.
Les benchmarks publics servent à choisir quels modèles mettre dans la course. Le verdict doit ensuite venir de votre dépôt, de vos tests et de vos contraintes. Pour comparer proprement GPT-5.5 et Claude Opus 4.7, gardez les conditions aussi proches que possible :
Ne vous limitez pas au nombre de réponses correctes. Pour une équipe de développement, les bons critères sont souvent plus concrets :
Si votre besoin principal est de corriger des bugs, faire passer des tests et produire des patchs de pull request, commencez par Claude Opus 4.7 : les signaux publics de SWE-bench Pro lui sont plus favorables.
Si votre besoin principal est de piloter un terminal, enchaîner les commandes, lire des logs et faire tourner des boucles build-test-debug, commencez par GPT-5.5 : Terminal-Bench 2.0 lui donne un avantage net dans les chiffres rapportés.
Le choix le plus sûr n’est pas de couronner un vainqueur absolu. Pour le code modifié dans un dépôt, partez de Claude Opus 4.7 ; pour l’agent qui travaille à la ligne de commande, partez de GPT-5.5 ; puis gardez celui qui, sur votre propre base de code, fait passer les tests avec le moins de retouches et produit les patchs les plus faciles à fusionner.