La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent. Un même moteur peut adopter successivement les points de vue d’analyste, d’architecte, de développeur et de réviseur, sans que ces changements lui accordent de nouveaux droits.
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Une équipe qui adopte des agents de développement n’a pas nécessairement besoin de quatre agents distincts — un analyste, un architecte, un développeur et un superviseur. Elle a surtout besoin d’un processus clair : qui fait quoi, sur quel périmètre, avec quelles preuves, et à quelles conditions le travail peut passer à l’étape suivante.
C’est le parti pris d’une proposition de spécification pour BMAD-Solo. Son idée centrale : organiser le travail autour du flux métier et de tâches explicites, plutôt que de créer des silos documentaires correspondant aux personas de l’agent.
Cette approche s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’orchestration des agents. Un travail de recherche consacré à AutoSwarm souligne que répartir une tâche entre plusieurs agents ne garantit pas, à lui seul, des contributions complémentaires, et que leurs dépendances peuvent propager des erreurs 1. La proposition ne prétend pas tirer de cette étude ses règles détaillées de gouvernance : elle en retient plutôt une question pratique, celle de la coordination et du contrôle des livrables.
Le modèle distingue deux grandes phases : Plan, pour comprendre le besoin et concevoir la solution, et Act, pour la réaliser et l’examiner. À l’intérieur de ce parcours, quatre points de vue se succèdent :
Ces rôles décrivent des responsabilités, pas quatre identités indépendantes. Un seul moteur peut donc les adopter à tour de rôle. Mais changer de persona ne donne aucun droit supplémentaire : appeler l’agent « superviseur » ne transforme pas son auto-évaluation en approbation indépendante.
Cette priorité donnée au flux rejoint une idée exprimée par Xu Zhijun dans un texte sur la gestion d’entreprise : le flux métier constitue le point de départ du travail, tandis que processus, informatique, données et qualité doivent s’y articuler 9. Dans la proposition, cette idée devient une règle d’organisation : les étapes sont définies par ce qu’elles doivent transmettre à la suivante.
La tâche devient l’unité centrale de suivi. Un fichier de spécification, par exemple TU-<task_id>.md, rassemble l’objectif, les livrables précis, les dépendances, les autorisations, les contrôles requis et les règles de revue. Un fichier _active.md peut désigner la tâche en cours, sans recopier son statut ni ses critères.
La distinction avec les autres documents est importante : les spécifications de domaine décrivent les règles durables du produit ; les tâches décrivent le travail à réaliser ; les répertoires de vérification conservent les preuves. Aucun de ces espaces ne doit devenir une seconde source de vérité sur l’avancement.
La proposition insiste aussi sur la différence entre prévoir un contrôle et l’avoir réellement exécuté. Un test qui n’existe pas encore peut figurer dans une spécification comme élément planifié, mais ne peut pas servir de preuve de réussite. De même, une tâche marquée « acceptée » dans un fichier n’est pas, à elle seule, une autorisation de livraison.
Le principe de validation associe deux conditions : C, le résultat des contrôles automatisés, et R, une revue indépendante. En pratique, les deux doivent être valides et porter sur le même candidat — c’est-à-dire la même version précise des modifications — avant que le travail puisse être transmis à une étape dépendante.
Les contrôles automatisés doivent s’appuyer sur des éléments vérifiables : commandes définies à l’avance, résultats réels, règles explicites de traitement des erreurs et preuves associées au candidat concerné. Un code de sortie nul ne suffit pas toujours : un test qui n’a rien collecté, un contrôle obligatoire ignoré ou une exécution interrompue ne doit pas être présenté comme une réussite.
La revue répond à une autre question. Elle examine notamment les limites, les chemins d’erreur, les responsabilités liées aux données et les possibilités de contournement. Pour qu’elle soit indépendante, la personne ou le mécanisme autorisé à approuver ne doit pas être le même que celui qui a produit le candidat. Ouvrir une nouvelle session ou adopter un autre rôle dans le prompt ne prouve pas cette indépendance.
Les preuves doivent, elles aussi, être protégées. Un fichier JSON modifiable par le même processus qui réalise le travail ne constitue pas, à lui seul, une garantie contre la falsification. La proposition prévoit donc une séparation entre l’exécution des contrôles, la production des preuves et l’autorisation de livraison. Si l’environnement ne permet pas d’assurer cette séparation, le système doit signaler la limite plutôt que prétendre avoir établi une validation fiable.
Le document envisage une adaptation à Roo Code et Cline, mais distingue les consignes de comportement des contrôles réellement imposés par l’environnement. Des règles peuvent rappeler à l’agent de respecter son périmètre, de protéger les modifications existantes et de ne pas s’auto-approuver. Elles ne suffisent pas à bloquer une action si l’outil ou le système de livraison ne sait pas l’interdire.
C’est pourquoi la proposition demande de vérifier concrètement les capacités de chaque environnement : quelles commandes, modifications de fichiers ou actions de publication peuvent être bloquées ? Les réponses ne doivent pas être supposées à partir d’un simple prompt ou d’un fichier de configuration. Si le blocage n’est pas fiable dans l’outil, la validation doit avoir lieu dans un point de contrôle externe protégé.
La spécification prévoit également comment gérer les refus et les reprises : conserver les différences et les journaux, ne pas écraser les preuves précédentes, réexaminer le candidat après une correction et revenir à la conception si le périmètre change. Elle déconseille aussi de supprimer ou remplacer les anciens documents avant d’avoir vérifié les systèmes qui en dépendent.
Mais ces éléments restent des exigences proposées. Le document présenté est un brouillon d’ingénierie : les scripts, les tests, les contrôles de permissions et les intégrations avec les outils doivent encore être créés et validés. Il ne rapporte ni migration réalisée ni tests exécutés.
La promesse n’est donc pas qu’un agent unique peut se contrôler lui-même. Elle est plus sobre : rendre chaque étape lisible, attacher les preuves au bon candidat et empêcher qu’un changement de rôle soit pris pour une autorisation. C’est cette distinction — entre un processus décrit et un contrôle effectivement appliqué — qui détermine si une gouvernance d’agents peut être digne de confiance.
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La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent.
La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent. Un même moteur peut adopter successivement les points de vue d’analyste, d’architecte, de développeur et de réviseur, sans que ces changements lui accordent de nouveaux droits.
La livraison dépend de deux conditions distinctes : des contrôles automatisés valides et une revue indépendante, tous deux liés au même candidat.
La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent. Un même moteur peut adopter successivement les points de vue d’analyste, d’architecte, de développeur et de réviseur, sans que ces changements lui accordent de nouveaux droits.
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Une équipe qui adopte des agents de développement n’a pas nécessairement besoin de quatre agents distincts — un analyste, un architecte, un développeur et un superviseur. Elle a surtout besoin d’un processus clair : qui fait quoi, sur quel périmètre, avec quelles preuves, et à quelles conditions le travail peut passer à l’étape suivante.
C’est le parti pris d’une proposition de spécification pour BMAD-Solo. Son idée centrale : organiser le travail autour du flux métier et de tâches explicites, plutôt que de créer des silos documentaires correspondant aux personas de l’agent.
Cette approche s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’orchestration des agents. Un travail de recherche consacré à AutoSwarm souligne que répartir une tâche entre plusieurs agents ne garantit pas, à lui seul, des contributions complémentaires, et que leurs dépendances peuvent propager des erreurs 1. La proposition ne prétend pas tirer de cette étude ses règles détaillées de gouvernance : elle en retient plutôt une question pratique, celle de la coordination et du contrôle des livrables.
Le modèle distingue deux grandes phases : Plan, pour comprendre le besoin et concevoir la solution, et Act, pour la réaliser et l’examiner. À l’intérieur de ce parcours, quatre points de vue se succèdent :
Ces rôles décrivent des responsabilités, pas quatre identités indépendantes. Un seul moteur peut donc les adopter à tour de rôle. Mais changer de persona ne donne aucun droit supplémentaire : appeler l’agent « superviseur » ne transforme pas son auto-évaluation en approbation indépendante.
Cette priorité donnée au flux rejoint une idée exprimée par Xu Zhijun dans un texte sur la gestion d’entreprise : le flux métier constitue le point de départ du travail, tandis que processus, informatique, données et qualité doivent s’y articuler 9. Dans la proposition, cette idée devient une règle d’organisation : les étapes sont définies par ce qu’elles doivent transmettre à la suivante.
La tâche devient l’unité centrale de suivi. Un fichier de spécification, par exemple TU-<task_id>.md, rassemble l’objectif, les livrables précis, les dépendances, les autorisations, les contrôles requis et les règles de revue. Un fichier _active.md peut désigner la tâche en cours, sans recopier son statut ni ses critères.
La distinction avec les autres documents est importante : les spécifications de domaine décrivent les règles durables du produit ; les tâches décrivent le travail à réaliser ; les répertoires de vérification conservent les preuves. Aucun de ces espaces ne doit devenir une seconde source de vérité sur l’avancement.
La proposition insiste aussi sur la différence entre prévoir un contrôle et l’avoir réellement exécuté. Un test qui n’existe pas encore peut figurer dans une spécification comme élément planifié, mais ne peut pas servir de preuve de réussite. De même, une tâche marquée « acceptée » dans un fichier n’est pas, à elle seule, une autorisation de livraison.
Le principe de validation associe deux conditions : C, le résultat des contrôles automatisés, et R, une revue indépendante. En pratique, les deux doivent être valides et porter sur le même candidat — c’est-à-dire la même version précise des modifications — avant que le travail puisse être transmis à une étape dépendante.
Les contrôles automatisés doivent s’appuyer sur des éléments vérifiables : commandes définies à l’avance, résultats réels, règles explicites de traitement des erreurs et preuves associées au candidat concerné. Un code de sortie nul ne suffit pas toujours : un test qui n’a rien collecté, un contrôle obligatoire ignoré ou une exécution interrompue ne doit pas être présenté comme une réussite.
La revue répond à une autre question. Elle examine notamment les limites, les chemins d’erreur, les responsabilités liées aux données et les possibilités de contournement. Pour qu’elle soit indépendante, la personne ou le mécanisme autorisé à approuver ne doit pas être le même que celui qui a produit le candidat. Ouvrir une nouvelle session ou adopter un autre rôle dans le prompt ne prouve pas cette indépendance.
Les preuves doivent, elles aussi, être protégées. Un fichier JSON modifiable par le même processus qui réalise le travail ne constitue pas, à lui seul, une garantie contre la falsification. La proposition prévoit donc une séparation entre l’exécution des contrôles, la production des preuves et l’autorisation de livraison. Si l’environnement ne permet pas d’assurer cette séparation, le système doit signaler la limite plutôt que prétendre avoir établi une validation fiable.
Le document envisage une adaptation à Roo Code et Cline, mais distingue les consignes de comportement des contrôles réellement imposés par l’environnement. Des règles peuvent rappeler à l’agent de respecter son périmètre, de protéger les modifications existantes et de ne pas s’auto-approuver. Elles ne suffisent pas à bloquer une action si l’outil ou le système de livraison ne sait pas l’interdire.
C’est pourquoi la proposition demande de vérifier concrètement les capacités de chaque environnement : quelles commandes, modifications de fichiers ou actions de publication peuvent être bloquées ? Les réponses ne doivent pas être supposées à partir d’un simple prompt ou d’un fichier de configuration. Si le blocage n’est pas fiable dans l’outil, la validation doit avoir lieu dans un point de contrôle externe protégé.
La spécification prévoit également comment gérer les refus et les reprises : conserver les différences et les journaux, ne pas écraser les preuves précédentes, réexaminer le candidat après une correction et revenir à la conception si le périmètre change. Elle déconseille aussi de supprimer ou remplacer les anciens documents avant d’avoir vérifié les systèmes qui en dépendent.
Mais ces éléments restent des exigences proposées. Le document présenté est un brouillon d’ingénierie : les scripts, les tests, les contrôles de permissions et les intégrations avec les outils doivent encore être créés et validés. Il ne rapporte ni migration réalisée ni tests exécutés.
La promesse n’est donc pas qu’un agent unique peut se contrôler lui-même. Elle est plus sobre : rendre chaque étape lisible, attacher les preuves au bon candidat et empêcher qu’un changement de rôle soit pris pour une autorisation. C’est cette distinction — entre un processus décrit et un contrôle effectivement appliqué — qui détermine si une gouvernance d’agents peut être digne de confiance.
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La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent.
La proposition fait de la tâche le fil conducteur du travail, plutôt que de répartir les documents entre plusieurs rôles d’agent. Un même moteur peut adopter successivement les points de vue d’analyste, d’architecte, de développeur et de réviseur, sans que ces changements lui accordent de nouveaux droits.
La livraison dépend de deux conditions distinctes : des contrôles automatisés valides et une revue indépendante, tous deux liés au même candidat.