La raison centrale : les perturbations de l’espace aérien au Moyen-Orient liées à la guerre en Iran. Pour un hub mondial comme Dubaï, il ne suffit pas que les voyageurs veuillent partir : encore faut-il que les couloirs aériens, les routes régionales et les programmes de vols puissent fonctionner en sécurité .
Le recul de 66 % ne décrit pas toute l’activité du premier trimestre, mais le seul mois de mars 2026. Ce mois-là, le trafic passagers de DXB a chuté à environ 2,5 millions de voyageurs, contre un niveau très supérieur un an plus tôt .
Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, le tableau est moins brutal, mais reste nettement dégradé : DXB a accueilli 18,6 millions de passagers, soit 20,6 % de moins qu’un an auparavant . Autrement dit, le choc de mars a été suffisamment violent pour tirer vers le bas tout le bilan trimestriel .
Les données disponibles ne pointent pas d’abord vers une disparition soudaine de la demande. Elles montrent surtout un problème de capacité opérationnelle : l’espace aérien régional a été contraint, certaines routes ont été perturbées et les compagnies ont dû adapter leurs horaires .
Business Times a relié la baisse à la guerre en Iran, qui a perturbé le trafic aérien à travers le Moyen-Orient . Daily Sabah a aussi décrit un plongeon du trafic après les attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis, dans un contexte de crise régionale plus large .
C’est particulièrement sensible pour DXB. L’aéroport de Dubaï est généralement présenté comme l’un des tout premiers hubs mondiaux pour les passagers internationaux . Une partie importante de son activité dépend donc des correspondances et de la fluidité des routes aériennes régionales. Quand ces routes se resserrent, l’effet ne touche pas seulement les vols à destination de Dubaï : il se propage aux itinéraires de transit, aux rotations d’avions et aux plannings des compagnies .
Dans un grand hub, la demande et l’offre de vols ne sont pas la même chose. Des passagers peuvent vouloir voyager, mais si les routes disponibles sont limitées, les compagnies ne peuvent pas toujours maintenir les mêmes fréquences, les mêmes correspondances ou les mêmes horaires.
Gulf News a rapporté que les contraintes d’espace aérien avaient forcé de larges changements dans les programmes de vols . Arab News a également souligné que les perturbations régionales pesaient sur les grands hubs de transit du Moyen-Orient, qui assurent une part importante des correspondances internationales .
C’est pourquoi la baisse de mars se lit mieux comme un choc d’exploitation qu’un effondrement durable de l’envie de voyager. Economic Times Travel évoquait même une demande sous-jacente solide et une reprise attendue du trafic de correspondance . Business Insider rapportait de son côté que Dubai Airports travaillait à absorber une demande en hausse, malgré certaines contraintes de routage encore possibles .
La reprise n’a pas été décrite comme un retour instantané à la normale, mais comme une remontée progressive. Selon Channel NewsAsia, l’autorité de l’aviation des Émirats arabes unis a indiqué que le trafic aérien était revenu à la normale après la levée des mesures de précaution introduites le 28 février, au début de la guerre en Iran .
Paul Griffiths, le directeur général de Dubai Airports, a déclaré que les opérations et les vols étaient augmentés maintenant que l’espace aérien des Émirats arabes unis était pleinement dégagé, avec une capacité ajustée aux routes régionales disponibles . Economic Times Travel a également rapporté que Dubai Airports avait lancé une reprise par étapes, en augmentant les mouvements de vols et en permettant aux compagnies de rétablir progressivement leurs programmes .
Mais le mot important est bien « progressivement ». Business Insider a relevé que certaines contraintes de routage régionales pouvaient encore subsister, même pendant la phase de montée en puissance .
La chute de 66 % du trafic passagers à DXB en mars 2026 s’explique principalement par les perturbations de l’espace aérien et des routes régionales liées à la guerre en Iran. Le trafic mensuel est tombé à environ 2,5 millions de passagers, tandis que le premier trimestre s’est établi à 18,6 millions de passagers, en baisse de 20,6 % sur un an .
L’épisode rappelle la fragilité des grands hubs internationaux : leur activité dépend autant de la demande des voyageurs que de la disponibilité de routes aériennes sûres et praticables. À Dubaï, dès que l’espace aérien des Émirats arabes unis a été rétabli, les opérations ont commencé à remonter, mais au rythme permis par la capacité de routage régionale .